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Des boutons, 14h d’avion, 9h de décalage horaire et là au loin, Seattle. Top départ.

J’ai longuement réfléchi à l’art et la manière avec lesquels j’allais vous raconter notre voyage américain. Devais-je garder un sens chronologique à mon récit, comme je le fais habituellement, ou prendre une tangente et vous raconter ce que j’ai envie, en vrac.

Comme je me suis découverte une passion pour les îles San Juan et pour San Francisco, j’étais très enthousiaste à l’idée de vous en parler, et j’ai commencé quelque chose. Mais après relecture je me suis aperçue que le fait de prendre le voyage par son milieu cassait une certaine dynamique, un certain état d’esprit. Donc, j’ai décidé de ne pas perdre mes bonnes habitudes et je vais commencer par le commencement ! Oui je sais 111 mots pour en arriver à ce résultat, c’est beaucoup ! Alors entrons dans le vif du sujet ou presque : comment nous avons failli ne pas partir.

Il faut savoir que trois semaines avant le départ, Nounou a déclaré la varicelle, ça ce n’était pas bien grave…. mais huit jours avant c’est Joujou qui a déclaré la varicelle et ça…beh c’était beaucoup plus embêtant… A cinq jours du départ, nous appelions Voyages-Sncf (qui d’ailleurs a un service téléphonique très efficace et compétent… je peux l’assurer car nous avons eu des problèmes avec notre enregistrement en ligne…beh oui sinon ce serait pas drôle si c’était trop simple…! ) pour prendre connaissance de nos solutions de repli… sachant que nous n’avions pas pris d’assurance (en éternels optimistes), nous n’avions pas 1000 solutions …

Heureusement notre poulette s’est vite remise et le mardi, veille du départ, le généraliste nous faisait un certificat de non-contagion… oui elle allait mieux mais elle semblait tout de même avoir contracté la peste bubonique.

Et c’est ainsi, après quelques jours d’incertitudes, que nous avons embarqué pour Francfort, avec un bébé plein de pustules, une seule carte bleue (ah oui, j’ai oublié d’vous dire : je suis partie en oubliant ma carte bleue sur le bureau en voulant commander des vignettes Panini Reine des Neiges avant de partir, commande qui , en plus, n’a pas abouti ! donc on a fait tout le voyage avec l’unique carte de chéri-chéri en priant pour qu’elle ne soit pas bloquée un samedi soir, comme ça nous était arrivé au Québec),  et un mois de sommeil en retard ( car figurez vous que les enfants qui ont la varicelle dorment très très mal ! ).

Enfin bref nous avons embarqué, nous voilà dans un airbus A-jesaispascombien : 1h45 pour aller à Francfort, les filles se sont levées à 4h30 mais ne semblent pas avoir envie de dormir. L’avion suivant, c’est dix heures tout ratatinés sur nous même avec Joujou sur l’un puis sur l’autre… Sur un total de quatorze heures de voyage elles ne dormiront que deux heures.

Deux heures durant lesquelles nous sommes passés au dessus du Groenland… petite émotion pour moi de voir les côtes de cette contrée lointaine perpétuellement en robe blanche…

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oui je sais cette photo est coupée, retouchée, saturée ( à chier) mais elle est de moi !

Si les premières heures ont été plutôt tranquilles, les deux dernières ont tourné au cauchemar aérien. J’ai commencé à avoir la migraine au bout de cinq ou six heures. J’ai lutté un moment et puis j’ai fini par prendre un cachet (qui ont tendance à m’endormir ou en tout cas à me mettre dans un état étrange). Il restait deux heures d’avion et Joujou ne dormait plus depuis déjà deux heures. Le pauvre Jac a du gérer les deux petites jusqu’à notre arrivée car, quand la migraine a fini par s’estomper j’ai commencé à avoir le mal de l’air… envie de vomir jusqu’à l’atterrissage : c’est long une heure à quatre sur trois sièges, la tête dans un étau et l’estomac à l’envers, avec un bébé mécontent sur un papa débordé, et une petite fille fatiguée et râlante… oui vraiment c’est long… d’ailleurs notre voisine de devant a semblé trouver ça long aussi !

Nous n’avons jamais eu autant envie de fouler le sol américain … God save America !

Et puis, nous avons atterri. Seattle enfin. Après la varicelle, l’otite virtuelle (une autre longue histoire dont je ne vous dirais que ça : grattez vous le tragus, c’est la meilleur façon de se laver les oreilles), l’enregistrement en ligne foireux, la carte bleue restée sur le bureau, la migraine, la gerbe, les crises de Joujou et la nourriture infâme de l’avion, nous étions à Seattle. J’étais tellement contente de descendre de ce putain d’avion que j’en ai oublié mon chapeau fétiche et le gilet de Joujou. Ce premier bol d’air américain, même saturé de kérosène, fut un véritable enchantement.

Il était 13h30 à notre sortie de l’aéroport, neuf heures de plus pour nous. Nous avons sauté dans un taxi avec nos 1001 valises, et par chance notre chambre était disponible à notre arrivée à l’hôtel. Dans une tentative désespérée de se caler rapidement sur l’heure du pacifique, nous avons essayé de ne pas nous laisser tomber sur les lits et nous sommes ressortis immédiatement pour manger quelque chose.

Les filles luttaient contre la fatigue…elles n’ont pas lutté longtemps finalement. Juste le temps à Nounou de me dire : « Il est trop bizarre cet immeuble ».

C’est vrai qu’il est bizarre… (n’hésitez pas à cliquez dessus, vous verrez mieux 😉 )

Nous avons tourné un peu, et avons atterri dans un pub Le Lodge Sports Grille, celui du Downtown, sur la 4th. Il m’a semblé, et il me semble toujours, avoir mangé là le meilleur burger de ma vie… c’est peut-être l’effet fatigue XXL et le souvenir de la nourriture abominable de l’avion qui m’a amené à cette conclusion mais je ne crois pas. Donc je le conseille, le lieu est très sympa et vraiment nos assiettes étaient belles (pour des assiettes de burger)… Mais les filles n’ont pas pu en profiter …

Vous pourrez constater que Nounou n’a pas eu la force d’attendre les frites et que Daddy a dû manger avec une Nounou un peu accrochée…

Cette première après midi à Seattle s’est vite terminée. Les filles ayant sombré très tôt, nous savions qu’elles allaient se réveiller très tôt, donc à 18h nous nous sommes couchés…

Et à 4h, Nounou ne tenait plus en place dans le lit. Alors je l’ai mis dans la salle de bain avec la tablette, le casque, « les Rebelles de la Forêt 2 » histoire qu’on dorme un chouïa plus… mon plan a fonctionné une heure… c’est pas trop mal je trouve ! Je sais que cette anecdote a un petit côté « enfant du placard » mais je vous rassure il y avait une partie moquettée dans notre salle de bain et Nounou avait à sa disposition coussins, couverture, etc. … c’était quasiment une suite !

Bon, le problème c’est, qu’à 5h du matin, même à Seattle, il n’y a rien à faire pour une famille ou pour quiconque d’ailleurs … alors on a attendu 7h pour sortir …

building dans Seattle la nuit

 

 Alors que nous sortions et que le soleil se levait lentement sur la ville, je me demandais si nous avions fini de nous battre avec les petites galères ou si, au contraire, nous ne faisions que nous diriger en courant vers de grosses galères…. bon, je ne vais pas faire durer le suspens : nous avons gagné notre combat contre la malchance dès notre arrivée à Seattle. J’ai sacrifié mon chapeau rouge sur l’autel du voyage en famille mais je n’en fut que mieux récompensée.

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Wait for it : Nos 5 premiers kilomètres dans Seattle (et un peu plus ...)
6 comments
  1. Lolita

    La remarque de Nounou sur l’immeuble et l’imaginer dans la salle de bain m’a fait eclater de rire, je m’en suis prise un fou rire (je profite de ma pause dejeuner au travail pour lire vos aventures donc j’ai eu l’air d’une folle)!

  2. Mila

    Alors déjà, j’ai trouvé hyper galère notre arrivée à Panama après 12h de vol (mais 24h de voyage en tout). Alors vous, je n’imagine pas ! Je vais donc lire la suite des articles !

  3. Les cahiers de Lucie-Rose

    Je viens juste de raconter mes galère de varicelle avant de prendre l’avion. Je m’auto chagrinais de la malchance qui a failli annuler notre voyage mais quand je lis ton épopée, je me sens toute petite car nos ennuis de pré-voyage ne sont rien à côté de ta galère ! Heureusement que la suite vous a laissé un peu de répit grâce à feu ton chapeau 🙂

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