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l'ouvèze à Buis les Baronnies
France

En pleine nature, au camping-toboggan

l'ouvèze à Buis les Baronnies

Heureusement que le rendez-vous #EnFranceAussi existe pour m’obliger à reprendre le clavier de temps en temps, sinon ce blog serait à l’abandon… Ce mois-ci, c’est moi qui ai choisi le thème, et j’ai décidé de nous perdre « En Pleine Nature ». La raison de ce choix ? Le confinement, le couvre-feu, l’emprisonnement angoissant dans lequel nos esprits troublés sont plongés. Oui, je me suis dit que nous avions tous besoin de faire le plein de nature… d’autant plus que le printemps arrive, et qu’il va falloir en profiter (ou au moins essayer) histoire de rompre avec la morosité.

J’ai une véritable passion pour les chemins perdus en pleine nature. Si vous m’avez déjà lu, vous savez que j’adore perdre ma famille sur les sentiers les plus insolites, quitte à affronter des ours ou à déshydrater les enfants au milieu de l’Atlantique. Je pense tenir cet amour de la randonnée-catastrophe de ma grand-mère. Petite, elle m’emmenait souvent me balader avec elle dans la campagne autour de chez nous, elle me faisait traverser des champs privés faisant fi de toute notion de propriété, passer des clôtures électriques en me disant qu’elles ne l’étaient pas… et se marrer toujours en me voyant m’électrocuter comme une vache trop naïve. Je ne vous cache pas qu’elle avait un humour bien à elle… 

Vers 10/11 ans, je partais régulièrement me perdre dans la colline au-dessus de chez moi avec mes ami.e.s d’école. Il n’y avait aucune chance qu’on se perde pour de vrai, mais la sensation y était, et c’était là le plus important. Et encore aujourd’hui, rien ne me plait plus qu’emprunter un chemin laissé à l’abandon.

Rien ne me plaît plus qu’être en pleine nature.

Et, c’est en cherchant un lieu isolé, en pleine nature, coupé du monde, que nous avons atterri, un jour, au camping toboggan ! 

Oui, je sais, vous avez l’impression d’avoir raté une étape. Alors, reprenons cet épisode du début.

(La qualité des photos n’est pas égale, car elles sont issues de deux séjours différents, et d’appareils photo ou téléphones différents. Voilà, c’est pas forcément intéressant, mais vous savez.)

Préambule

Nous sommes au mois d’août 2019, je sors tout juste d’une pneumonie qui m’a fait entrevoir l’antichambre de la mort pendant 2 mois, et nous avons tous besoin de sortir d’Agde. Sur un coup de tête, nous mettons les tentes dans la voiture au petit matin et nous prenons la route sans aucun objectif, en dehors de celui de prendre l’air. Notre première étape sera la Lozère, mais le camping est bondé, les gorges du Tarn débordent de vacanciers, aussi deux nuits plus tard, nous voilà dans le Luberon. Là, nous nous posons à l’ombre des arbres dans un camping minimaliste, mais suffisant. Nous y passerons de nouveau deux nuits, mais la météo nous pousse à monter plus au nord

On roule en suivant sur les radars la route des nuages, essayant d’aller à l’opposé. Et c’est ainsi que nous arrivons un samedi, en fin de matinée, à Buis-les-Baronnies. C’est jour de marché, le petit village provençal est animé et joyeux. Nous nous posons en terrasse, on profite de l’ambiance estivale, et nous décidons de rester. 

Le camping le plus proche (qui nous semble aussi le plus sympa) est à quelques kilomètres sur le col d’Ey. Son emplacement est décrit comme « un site naturel d’exception au cœur de la Drôme Provençale ». Ce qui semble correspondre à nos attentes. 

Et, je ne vais pas faire durer le suspense, il a tout à fait comblé nos attentes. Surtout celles des filles. Puisque ce camping, en plus d’être placé dans un site exceptionnel, est pourvu d’une piscine et de toboggans aquatiques (équipements que généralement nous fuyons).

À l’accueil, le gérant nous cerne immédiatement, et nous propose des emplacements isolés, loin des gens, de la piscine, et des sanitaires, mais pourvus d’un évier, de l’électricité, d’une table et de bancs. UNE TABLE. 

Voilà 4 ou 5 jours déjà que nous campons, les filles n’en peuvent plus de manger par terre, de jouer par terre, de dormir par terre, et là elles vont avoir UNE TABLE. C’est le bonheur, le grand luxe, un privilège.

Ce camping, L’orée de Provence, est devenu en 2 jours le lieu préféré au monde des filles.

Et c’est pourquoi, en juillet 2020, nous y sommes revenus pour 3 nuits, avons repris le même emplacement, et avons profité de la Drôme une nouvelle fois.

Sur les sentiers oubliés de la Drôme

Notre découverte de la Drôme a commencé par un sentier blanc inconnu des touristes, peu emprunté par les locaux, et sûrement oublié par ceux qui l’ont tracé. 

Comme je l’ai dit plus haut, quand nous sommes arrivés à Buis-les-Baronnies la première fois, le marché battait son plein. Aussi, la route principale pour sortir de la ville était barrée, et il nous fallait suivre une déviation pour arriver au camping. Mais (oui, il y a déjà un, MAIS), comme je suis du genre à penser qu’il y a toujours une route pour aller d’un point A à un point B sans passer par toutes les lettres de l’alphabet, quitte à tracer le chemin moi-même, j’ai opté pour une personnalisation de la déviation.

J’ai donc guidé Jac sur un petit chemin blanc qui sent bon le soleil et le romarin… un chemin choupinou, qui doit voir deux voitures passer dans l’année. Nous nous sommes perdus sur le flanc de la colline entre Buis-les-Baronnies et nulle part, sur une route, faite de terre et de cailloux, trop étroite pour faire demi-tour. Une fois lancés, il nous fallait arriver au bout. Et nous sommes arrivés ! Non sans quelques soubresauts de la voiture, grognements de la part du conducteur, et reproches à mon encontre… complètement injustifiés de mon point de vue.

D’autant plus que le paysage était magnifique.

buis-les-baronnies
Entre Buis-les-Baronnies et nulle part

Le lendemain, nous sommes partis visiter Nyons, capitale des Baronnies provençales, avec deux objectifs en tête : manger et trouver un spot d’accrobranche. Cette dernière idée, bien qu’intéressante sur le papier, se révéla être un véritable fiasco. C’était jour de marché (bien sûr nous ne nous étions pas renseignés) et la ville grouillait comme une fourmilière. Tant bien que mal, nous nous sommes garés afin de ne pas nous écarter de nos objectifs, et avons trouvé de quoi ripailler sans trop de soucis. Nos recherches (un peu minces, je dois l’avouer maintenant) nous indiquaient un accrobranche à quelques kilomètres au-dessus de la ville. En sortant du restaurant, il était encore trop tôt pour s’y rendre ; aussi, pour tuer le temps, nous avons amené les filles chez le coiffeur (activité hautement insolite en vacances, vous le reconnaîtrez) avant de sortir de Nyons pour partir à l’aventure dans les cimes des arbres.

Enfin, c’est ce que nous aurions dû faire, parce que dans les faits, on s’est surtout retrouvés dans une forêt, devant un parcours fermé (voire peut-être à l’abandon, on n’a jamais compris), et des enfants exaspérés. Mais bien coiffés. 

Point de désespoir, un sentier de marche part du petit parking sur lequel nous nous sommes arrêtés :  nous décidons d’improviser une randonnée forestière. Un plan B que Joujou décida de boycotter dès les 300 premiers mètres passés. C’est donc seules qu’Enéa et moi (encore une fois) avons continué. Nous n’avions absolument aucune idée d’où nous allions, et combien de temps il nous faudrait pour y aller, mais c’était agréable.

Mais n’allez pas croire que de la Drôme nous n’avons vu que des sentiers perdus, nous avons aussi pris beaucoup de chemins aquatiques.

C’est d’ailleurs un lieu idéal pour ça.

La Drôme, les pieds dans l’eau 

Si lors de notre premier séjour dans la Drôme, nous avions opté pour la cime des arbres (que nous avons fini par trouver), pour le second, nous avons choisi l’option « les pieds dans l’eau ».

Dès notre arrivée, nous avons enfilé nos chaussures d’eau pour aller à la découverte des gorges du Toulourenc (à cheval entre la Drôme et le Vaucluse). Une randonnée aquatique directement inspirée par un tweet d’Angélique, du blog FoguesEscales : j’en profite donc ici pour la remercier.

La seule fois que j’ai tenté la randonnée aquatique avec les filles, c’était dans le parc national de Zion (oui, je me la pète avec cette référence), mais la Virgin river était très vive, j’étais seule avec les petites, et nous n’avions pas pu aller bien loin… Nous avions simplement réussi le miracle de ne pas tomber dans l’eau.

Face à cette expérience extrême (oui, « extrême » me semble approprié), les rivières du sud de la France en plein mois d’août, c’est plutôt tranquilou. Dans la chaleur étouffante des terres, la fraîcheur du Toulourenc, et des arbres qui le bordent, est un véritable réconfort. Un petit bonheur dont on ne se lasse pas.

gorges du toulourenc

Cette première expérience sereine nous lança, et nous passâmes trois jours à barboter dans les rivières.

Après plusieurs explorations, notre préférence va à l’Ouvèze, qui, à la sortie de Buis-les-Baronnies, forme des piscines naturelles exceptionnelles. L’eau est fraîche, mais la région est tellement chaude en plein été, qu’il est difficile de ne pas plonger ! Naturellement, le lieu étant très facilement accessible, il est très fréquenté durant la période estivale : tout le monde veut sa part de rivière. Nous, nous y sommes toujours allés qu’au petit matin afin d’en profiter seuls. C’est l’avantage d’être une famille de lève-tôt. 🙂 

Cependant, faites attention, avant d’aller vous baigner, il est important d’aller se renseigner auprès d’un office de tourisme : en plein été, certaines rivières sont interdites à la baignade pour des raisons sanitaires. Les fortes chaleurs peuvent engendrer une baisse de la qualité des eaux. 

Chacune de ces balades fut également l’occasion de mieux découvrir la Drôme provençale, ses paysages et ses villages.

col de l'Ey
Coucher de soleil sur le Col de l’Ey

Cette année encore, nous essayerons de passer quelques jours au camping-toboggan, en espérant que personne n’aura volé notre emplacement.

 

Attention BONUS

Avant de vous laisser je vous offre cet horrible souvenir de moi à 100 mètres du sol (plus en pleine nature que ça, on ne peut pas) complètement tétanisée. J’ai cru qu’ils allaient devoir envoyer les pompiers pour venir me chercher. Derrière moi, Nounou, elle, se balade …  -_-

Mais si vous cherchez un accrobranche dans la Drôme, nous vous conseillons celui de Reilhanette. Ils ont même un petit parcours pour les plus jeunes, ce qui peut être un atout pour une sortie en famille.

Accrobranche dans la Drôme


Cet article participe au rdv #EnFranceAussi,
initié par Sylvie, du blog Le coin des Voyageurs.

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35 comments
  1. Ange & Like

    Ouf… Ton blog n’est pas à l’abandon ! Je suis soulagement. Lire tes péripéties me manquait. Et je ne suis pas déçue (et pas seulement parce que tu as été « influencée » par une non-influenceuse -un comble- avec une rando aquatique dont je savais qu’elle vous plairait dès l’instant où j’ai plongé -en rouspétant- les pieds dans la rivière …). Alors MERCI d’avoir égayer mon lundi (et d’avoir glisser une mention).
    C’est quand ton prochain article ?????

  2. Renée

    Voilà un bien joli coin. Je suis tentée par la randonnée aquatique (j’ai fait celle de Zion moi aussi !). Si j’y vais, j’essaierai de ne pas piquer ta place au camping toboggan

    1. mitchka

      Tu va avoir affaire à mes filles si tu prends notre place, et je t’assure qu’elles sont loin d’être rigolotes quand elles sont fâchées :p

  3. Paule-Elise

    C’est toujours un plaisir de lire vos aventures en famille !! Ça a l’air beau, la Drôme, ça fait un moment que je me dis qu’il faudrait qu’on découvre les Baronnies. Par contre, je suis comme toi pour l’accrobranche : j’ai horreur de ça !! D’où les gens trouvent que c’est amusant ? La prochaine fois, j’attends tout le monde au bar ^^

  4. Martine Barbier

    On aurait presque pu ce voir, car je suis passée dans la Drôme provençale en juillet dernier, période où la lavande était déjà bien en fleurs. Les Baronnies sont une très belle région, que j’aime beaucoup, pas très loin de chez moi. Merci pour ces belles photos.

    1. mitchka

      J’aime apporter de la chaleur aux gens frigorifiés coincés dans un hiver sans fin le monde des glaces 😀
      Merci pour votre commentaire et pour votre passage ici. Et pour la licorne, je suis désolée de vous annoncer que nous ne livrons plus au Québec par mesure sanitaire.

  5. Annabelle

    Bon, j’apprends qu’en plus, les français campent sans table… ^^ Mais sinon, ton article donne très envie de retourner en Provence pour explorer ce coin qui m’est inconnu (si un jour, mon pays accepte de nous laisser partir)!

    1. mitchka

      C’est vrai que je n’ai pas précisé, nous n’avons pas de table haute, mais nous avons une bébé table, parfaite pour les pique-niques. Mais c’est vrai que ça reste une bébé-table ! Faudra que je te la fasse essayer ^^

  6. Sophie

    Je suis en pleine réflexion en ce moment pour cet été : Alpes de Haute-Provence ou Drôme? Ton article me fait pencher en faveur de la Drôme… c’est joli comme tout et j’aimerais bien aussi tenté cette petite rando les pieds dans l’eau.

  7. Pierre

    Ce sont des paysages qui me rappellent tant de bons souvenirs… En descendant de nos Alpes de Savoie pour rejoindre la Provence, nous avions l’habitude de nous arrêter à Montbrun-les-Bains pour déguster d’excellentes pizzas ! 🙂

  8. Sabrina

    Rien que de te lire, on ressent les bienfaits de cette nature aussi belle que généreuse.
    C’est toujours un plaisir de vous voir et de suivre vos aventures.
    La citadine que je suis et que tu connais kifferait cet endroit (bon toujours pas réconciliée avec le camping mais qui sait…)
    Sinon, sympa la grand-mère. J’y pense, j’avais la même version ville (en plus dans le Noooord).

  9. Martine

    Non mais franchement, aller à Nyons un jour de marché… (petit bonhomme qui se tape le front de désespoir)…. Toujours est-il que je n’ai jamais encore visité cette ville. La prochaine fois que vous venez, fais signe, je suis pas si loin! 😉

    1. mitchka

      beh oui, c’est ce que j’ai cru comprendre après coup. Pour moi, tu étais encore assez loin ! Si on passe cet été, on te fera signe 🙂

  10. LaDivia

    Un coin sympa que ces Baronnies ! J’ai eu la chance d’aller à Montbrun dans le cadre du boulot et j’avais pu apprécier la beauté de ces paysages. Dans la Drôme, j’avais bien aimé le coin de Die également, où il y a un très large choix de randos.

    1. mitchka

      Montbrun, tout ce coin, c’est vraiment très beau … Et oui, il y a pas mal de randos, mais avec nos deux petits boulets, en plein été, la rando c’est vite relou ^^

Pour chaque commentaire laissé, nous vous livrons une licorne (frais de port à votre charge)

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