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Ecosse

Retour dans le Glen Coe

Trois ans, presque jour pour jour, depuis notre dernière (et unique) escale dans le Glen Coe, nous sommes de retour dans cette vallée fantastique.  Nous aurions pu décider de faire un tour sur la fameuse île de Skye ou de nous perdre un peu plus au sud, ou un peu plus à l’est, histoire de voir autre chose… mais non, instinctivement, nous sommes revenus sur nos pas, tel un animal en captivité ayant retrouvé la liberté depuis peu (c’est pas mal ça comme phrase ? Y’a du Steinbeck – au moins – là dedans ! ).

Ainsi après nos trois merveilleux jours sur l’île de Mull, nous avons retrouvé Oban et filé droit vers les montagnes glencoyennes (pas sûre de l’orthographe) après avoir fait le plein de vivres.

Si nous avions oublié un instant le pourquoi de notre retour, il nous fut rappelé rapidement…. Le Glen Coe, c’est simple, c’est une tuerie. (je n’ai pas trouvé plus poétique, désolée … amis poètes merci de ne pas vous plaindre et de quitter ce lieu de perdition littéraire, sans faire d’histoire, pour voguer vers d’autres cieux internétiques plus parnassiens ).

Pour couronner notre arrivée, comme un signe de bienveillance et de bienvenue, le soleil brillait de toute sa splendeur dans un ciel azur (c’est aussi une des dernières fois où j’ai vu le soleil : s’il te plait reviens le soleil, on lira du Rimbaud en buvant de l’absinthe, nous serons Joie… ) et … (en plus) il y avait des chevaux en face de notre mobil home ! Et même si je n’aime pas les chevaux (ni à manger ni à monter) je dois avouer qu’ils rendaient bien dans le paysage !

Seule ombre au tableau, trop heureux du soleil, de la nature et des chevaux, nous avons oublié de chercher comment on mettait le chauffage dans les chambres. Nous sommes donc partis nous coucher en nous disant que nous rallumerions la cheminée à gaz du séjour vers 5h du matin, quand Jac partirait pêcher.

Vous vous dites que nous aurions pu laisser la cheminée allumée … oui, nous aurions pu, mais Jac et moi sommes de grands anxieux, des angoissés du feu, du propane, du butane, du gaz de schiste, du nucléaire, et j’en passe… donc nous avons préféré éteindre… et nous peler les miches ! Quand Jac s’est levé il a rallumé mais il l’a laissé au minimum (oui comme ça, si y’a un problème, on meurt lentement ; c’est pas une gentille attention ?)… une heure après, quand je me suis levée, il devait faire entre 0 et 2°C dans notre petit logis en carton. J’ai donc augmenté le feu de la « cheminée » et j’ai cherché à me souvenir (puisque nous étions déjà venus : même lieu, même mobil-home) comment on mettait le chauffage dans les chambres…. et une fois le bouton de la soufflerie sur ON (oui c’était super compliqué !!), nous avons récupéré 10° assez rapidement. Au réveil des filles, la température était acceptable.

Nous avons attendu Jac (parti à la pêche – faut suivre un peu!!) presque sans nous rendre dingues les unes les autres, et à son retour, nous sommes allés marcher sur le site des « Three Sisters »…

No comment needed

Bon à ce niveau là de la balade, j’ai voulu sortir des sentiers battus (twice) en m’écartant de quelques pas du chemin et bien sûr je suis retombée dans un trou rempli d’eau… juste un pied, comme la dernière fois… avec Joujou sur le dos, comme la dernière fois ! PLUS JAMAIS je quitte un chemin !! (c’était intéressant cet interlude, non ?!)

En rentrant de cette magnifique balade, nous sommes passés devant une petite maison, du genre « petite maison dans le Glen Coe » … un havre de paix, un lieu qui vous donne envie de tout quitter pour élever des moutons et boire l’eau à la rivière (en vous étant assurés auparavant qu’il n’y a pas d’exploitation de gaz de schiste dans le secteur – non parce que vous avez déjà vu ces images de l’eau qui prend feu … c’est bien la peine d’éteindre la cheminée à gaz si c’est pour s’auto-enflammer en buvant un coup !)

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L’après-midi nous avons pris le chemin Kinlochleven, un village perdu que nous avions déjà visité il y a trois ans… ce jour là (il y a 3 ans), il faisait un froid de canard, le ciel était lourd et des flocons de neige avaient accompagné notre balade furtive (j’en parle ICI ) et nous étions repartis l’esprit troublé (dirons nous poliment …) avec le sentiment d’avoir trouvé le lieu le plus reculé de l’Europe de l’ouest ( bien sûr c’était bien avant nos mésaventures en cherchant Carsaig : le bout du bout du monde). Aussi, voulions nous revoir Kinlochleven sous le soleil histoire de revoir notre jugement… ou pas.

Et comme lors de notre dernier passage, nous nous sommes arrêtés sur le Vista Point qui va bien 🙂

En prenant la route, nous avions comme objectif de faire une petite balade autour des chutes Grey Mares, et d’ailleurs nous avons trouvé les chutes sans soucis … par contre, je ne sais comment, nous avons perdu notre sentier par la suite … à moins que ce soit lui qui nous ait perdu ! Et c’est un peu au hasard (mais surtout grâce à mon sens de l’orientation inégalé à ce jour bien que n’ayant jamais participé à un concours de sens de l’orientation, genre course de l’orientation – trop surfait à mon goût !) que nous avons retrouvé la route. Bref, je ne rentrerai pas dans les détails, vous avez déjà eu droit à l’anecdote du chauffage et du trou d’eau : point trop n’en faut 🙂

 

Je ne vous cache que nous avons quitté Kinlochleven avec la même sensation que la dernière fois : c’est un lieu étrange, où les gens se promènent en short et tong/chaussettes une bière à la main alors qu’il fait bon porter une polaire ! 🙂

Le soir… non, j’vous le dis pas, j’le garde pour la prochaine fois !!

Oui, je sais, la chute est un peu franche pour ne pas dire rude … mais c’est un parti pris de l’artiste (moi !!). Il faut savoir tenter des trucs dans la vie 🙂

 

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17 comments
  1. Cédric

    Content de voir que vous n’êtes pas morts de froid (ou d’une quelconque intoxication au butane, propane ou autre gaz dangereux…). C’est un très beau lieu qui donne envie de se rouler dans l’herbe et de mettre les pieds dans l’eau (heu peut être pas pour le second point, mais pour le premier pourquoi pas) 😉

    1. mitchka

      je suis bien d’accord avec toi ! ça donne envie de vivre la nature en se jetant dans ses bras 🙂 mais effectivement, je pense que l’eau est un peu fraîche !

  2. Cassonade

    Les grands esprits se rencontrent :-), on a passé une nuit au camping à Kinlochleven et même sous la pluie on a adoré les paysages. Et mon petit doigt me dit qu’on reviendra lors de notre prochain séjour en Ecosse. Y’a des coins comme ça qu’on ne peut pas juste avoir vu une fois !

  3. Ophélie G.

    Les Britanniques en général n’ont pas la même résistance au froid que nous, c’est bien connu.. En tout cas, tes photos sont magnifiques et me donnent envie d’organiser un road-trip en Ecosse ! xx

    1. mitchka

      c’est tout le mal que je te souhaite. C’était notre 3 e voyage et on a encore envie d’y retourner vite vite !!! et c’est vrai que les britanniques ont le cuir plus épais que nous 🙂

  4. Cecile

    Purée c’est juste trop beau….c’est une vrai torture de regarder tous ses paysages de bout du monde sans savoir quand j’irai les voir en vrai….vivement la suite…quel suspens insoutenable tu nous fait vivre !!

Un commentaire = un gâteau au chocolat (non c'est pas vrai mais laissez nous un petit mot quand même)