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lac des pyrénées
Chroniques d'un pêcheurFrance

La pêche en montagne : bientôt discipline olympique ? #EnFranceAussi

lac des pyrénées

Comme chaque 1er du mois, nous participons au RDV interblogueurs #EnFranceAussi organisé par Sylvie du Le Coin des Voyageurs. A partir de ce mois-ci, il y a un petit changement, chaque mois, ce sera un blogueur différent qui choisira le thème du rendez-vous et qui en assurera (en quelque sorte) le service après vente. Pour ce mois de juin, ce sont les blogs Un pied dans les nuages et Week-end évasion qui prennent les commandes avec le thème : Sport et Vacances.

Ayant été élevée par des gens très comme il faut, mais dont la principale activité sportive était de citer Winston Churchill en interview quand on lui demandait comment faisait-il pour être aussi en forme :  » No Sport !!  » Ils n’ont jamais développé chez moi la fibre sportive : on le sait c’est toujours la faute des parents !! (ça c’était cadeau maman 🙂 ) Du coup… j’ai laissé Jac s’occuper de cet article (même si entre nous … la formule de Churchill lui va bien aussi !! 😀 )

Maintenant que j’ai énervé ma mère et que Jac boude, je vous laisse et vous souhaite une Bonne Lecture 😉

Mitchka.


lac des pyrénées

Je suis comme tout le monde. Dès que l’occasion se présente, j’en profite pour assouvir ma passion : la pêche.

Tous les ans, à la fin du mois de mai, il y a un week-end que j’attends plus que les autres : l’ouverture de la pêche en lac de montagne.

Alors, je vois tout de suite arriver les commentaires « oui, mais la pêche, c’est pas du sport, c’est comme la pétanque ou le tarot : une activité de feignasse où le moment le plus physique, c’est le lever du coude ». Ce à quoi je répondrai : j’adoooôooore aussi la pétanque et le tarot !!

Toutefois, afin de tordre le coup à certains préjugés, je vous propose de me suivre pour une sortie de montagne typique, ceci afin de démontrer que la pêche mérite à mon sens de devenir assez rapidement une discipline olympique.

Nous y voila. Ça fait 8 mois que j’ai coché cette date sur mon calepin, depuis que la pêche en lac de montagne a fermé en octobre dernier. J’ai rejoint mon inséparable compagnon de pêche, « cousin » pour les intimes : en général, il s’occupe de prendre du poisson, je m’occupe du reste !!

La pêche en lac débutant le samedi matin très tôt, la journée du vendredi est consacrée aux préparatifs de cette escapade sportive. Cette année, notre choix s’est porté sur notre vallée ariégeoise préférée, non loin des Pyrénées Orientales. Pour nous y rendre, nous devons remonter quasiment toute la rivière Aude, de Carcassonne jusqu’à Usson. L’occasion est trop belle, en ce vendredi matin, pour ne pas sortir les cannes à mouche et aller voir si les truites sont de sortie, du côté d’Esperaza par exemple. Pas de chance aujourd’hui : peu d’activité en surface, et pas de poisson rencontré. Mais une balade sur cette rivière, ça vaut toujours le détour.

Nous reprenons la voiture pour nous rendre au lac. Au bout de la route forestière, nous voilà arrivés à destination : la balade va pouvoir commencer !! Une grosse heure de randonnée nous attend, pour environ 250 mètres de dénivelé positif. Sur le papier, rien d’insurmontable donc !! A noter toutefois que pour ces 2 nuits à passer au bord de l’eau, nous devons monter de quoi « survivre » en haute altitude, dans ce territoire hostile, parmi les ours, isards ou autres vipères (j’en fais trop ?).

Quoi qu’il en soit, le sac à monter fait plus de 15 kilos, ce qui ne va pas faciliter la tâche de l’ancien sportif (du dimanche) que je suis… La fin de la balade présentera également une petite difficulté, puisqu’en cette fin du mois de juin, quelques névés persistants s’accrochent sur le sentier.

Arrivés au lac, nous sommes seuls. Notre spot de tente se situe de l’autre côté du lac. Cousin décide d’emprunter le chemin classique, en contournant le lac par la gauche. Mais là aussi les névés l’obligent à quelques prises de risques. Je choisis l’ « option pierrier » par le côté droit.

A peine la tente installée, nous entrons en action : si la pêche dans le plan d’eau qui est à nos pieds n’ouvre que demain matin, la pêche dans le ruisseau qui alimente ce lac est bel et bien ouverte !! Pendant que cousin s’en va explorer les lieux en remontant le ruisseau jusqu’à un plan d’eau que nous ne connaissons pas (et en refaisant des scènes de Cliffhanger !!), je propose des teignes et autres vers rouges aux habitantes de ce petit cours d’eau qui n’a pas dû voir grand monde cette année. Je raterai ici une truite splendide (35 cm au moins !) par manque de concentration. Enfin, c’est plutôt elle qui a bien su ruser, en m’amenant dans les branches avant d’arriver à se décrocher…

pêcheur au bord d'un lac en Ariège

Le soir venu, l’apéro nous aide à nous remettre de nos émotions. Il s’agit surtout de mettre en place une tactique pour le lendemain : les choses sérieuses vont commencer !!

lac dans les pyrénées la nuit

En effet, le réveil sonne juste après 5h, la nuit a été courte. Le fameux « coup du matin » est assez calme, nous croiserons principalement des truitelles qui repartiront à l’eau. Ce n’est qu’en escaladant à nouveau les névés que cousin parviendra à faire 2 jolies truites de 35 cm : elles se méritent aujourd’hui !!

La météo nous ayant annoncé une après midi très orageuse, nous avons décidé de plier la tente, pour aller nous installer de l’autre côté du lac, dans un endroit qui semble plus abrité que cette jolie plage où nous avons élu domicile pour notre 1ère nuitée.

Une fois cette petite expédition terminée, le camp monté à nouveau, la partie de pêche peut reprendre, nous explorons à nouveau ces berges du lac qui n’ont pas vu de pêcheur depuis plusieurs mois.

A la fin de la journée, mon bilan est plutôt positif, puisque j’ai rencontré 2 ou 3 truites maillées… mais j’ai loupé la plus belle du jour !!

Un peu de pâté, une bonne garbure et un camembert rôti plus tard, il est temps d’aller s’abriter. L’orage tant attendu s’approche : en scrutant les sommets qui nous entourent, nous remarquons que des éclairs éclairent le ciel partout autour de nous. Puis les coups de tonnerre se rapprochent… 3-4 jolis coups de tonnerre, une bonne averse, et puis le trou noir : si je me suis endormi, c’est certainement que l’orage n’est pas resté sur nous.

lac en Ariège

Le lendemain matin, la pêche n’est pas miraculeuse, cousin réussit quand même à faire 1 ou 2 farios en faisant un énième tour du lac. Il est 10h en ce dimanche matin. Nous décidons de ne pas descendre directement, mais de faire un détour par notre « coup secret » (chuuuut !!), qui abrite parfois de jolis poissons. Encore des névés à contourner, et surtout des cailloux rendus très glissants par cette pluie qui ne s’arrêtera donc jamais !!

Une fois arrivé sur les lieux, je regarde mon binôme pêcher (mes cannes attendent tranquillement le retour dans mon sac). Tout d’un coup le cousin s’excite, en contrebas, une E NOR ME truite joue avec sa teigne. Elle avale l’appât et le recrache, 2 fois… Nos petits cœurs battent la chamade. Le temps pour cousin d’attraper la canne, puis pour big mamma d’avaler une 3ème fois la teigne : BIM ferrage et combat. Pas facile de la brider avec ce bas de ligne, il est monté fin le cousin. Nous surplombons le lac, l’épuisetage de la bête va être difficile : je dois m’installer à plat ventre sur un caillou, en équilibre instable, proposer l’épuisette du bout des doigts, au péril de ma vie… Quel suspense, quelle tension… Digne des plus grandes compétitions internationales !!

La descente du lac se fera sous la pluie. Conséquence : les névés fondent sérieusement, et il est moins risqué d’y marcher dessus. Par contre, la boue s’est invitée, certains passages en deviennent assez périlleux.

Le week-end s’achève. Je quitte cousin, pour m’en aller retrouver mes chéries. J’ai des images de montagne et de poisson plein la tête. Je sais que pendant 2 jours (minimum), les courbatures vont m’accompagner et le sommeil sera lourd.

Alors, qui a dit que la pêche était un « sport de feignasse » ???

Ah mince oui, c’était moi….. En tout cas, c’est pas un sport pour moi, je suis crevé là ! 🙂

 

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18 comments
  1. Virginie C.

    Moi je trouve que c’est pas un sport de feignasse! Déjà aller dans l’eau ça pèle, ensuite c’est vrai que ça fait travailler le lever de coude (à tourner le moulinet ) etsinon qui vide le poisson et le cuisine ?

    1. jac

      Le peu de poisson qu’on ramène, c’est moi qui le vide, et j’essaye de faire en sorte que ce soit maman qui le cuisine, mais elle est pas tjs d’accord 🙂

    1. jac

      « il est monté fin », ça veut dire que le fil auquel était attaché l’hameçon était pas très solide : en lac de montagne, faut essayer d’être discret, donc choisir un crin au diamètre pas trop visible !! du coup, c’était tendu de ramener cette grosse truite sans se faire casser…
      on en mange juste quelques uns : mais j’avoue que les truites sauvages pêchées en altitude ont meilleur gout !!

    1. jac

      ça peut être bcp plus sportif, surtout si la rando est plus longue et si ça grimpe plus… mais avec ma piètre condition physique, je choisis des lacs accessibles pour un « sportif » de mon niveau 🙂
      oui, le bivouac est toléré : je connais pas exactement la réglementation, mais du moment que tu laisses aucun déchet après ton départ, que tu fais pas de feu, ya pas vraiment de problème, surtout si tu montes ta tente uniquement entre 19h et 8h du matin !!
      oui les paysages sont fabuleux, pas besoin de faire le tour du monde pour voir ça !!

  2. sylvierandos

    Par chez moi, les pêcheurs s’installent généralement au bord d’une rivière, assis pendant des heures, à attendre que ça morde… Ou alors dans une barque… à attendre aussi… Mon frère est d’ailleurs un pêcheur mordu en bord de Loire ! Mais là, de la pêche comme ça en montagne, forcément, ça n’a rien à voir ! Et je comprends que tu adores… Moi je t’accompagnerai bien rien que pour la rando et les paysages évidemment ! Et je comprends que monter aux lacs avec tout l’équipement, ça doit être quelque chose. Du sport quoi ! Du vrai ! J’ai d’ailleurs vu des pêcheurs partir ainsi en montagne avec la glacière et tout et tout, et je me disais que ça devait être hyper crevant ! En tout cas merci pour ce très bel article !

    1. jac

      On a souvent des accompagnateurs non pêcheurs, rien que pour la balade ça vaut le coup c’est sur !! par contre moi j’ai du mal à monter la haut sans mettre une petite canne à pêche dans le sac à dos 🙂
      mais j’avoue qu’il m’arrive aussi parfois de pratiquer des pêches moins sportives, par exemple quand l’objectif est plutôt de bien déjeuner plutôt que d’attraper des gros poissons !!

  3. Nomaditude

    Mon père me disait que ce qu’il aimait dans la pêche c’est que c’était reposant, comme une sensation de s’évader au calme. Là c’est à un niveau encore supérieur, c’est aussi sportif et le cadre est superbe. Ça doit bien vider la tête aussi, merci pour ce partage d’expérience.

  4. jac

    je suis bien d’accord avec ton père, c’est d’ailleurs ce que je préfère à la pêche : être seul au bord de l’eau, à ne penser à rien, juste observer la nature, écouter… en montagne, c’est encore mieux quand tu sais que la « civilisation » est à qques heures de marche, que tu restes la haut pour plusieurs nuits, t’as vraiment l’impression d’être sur une autre planète 🙂
    et plus tu peux faire de grosses randos, moins tu croises de monde, et plus tu peux explorer des endroits sauvages : c’est aussi ce qui fait le charme de la montagne

  5. Sabrina

    Oh la vache! Sont superbes ces poissons.
    Ado je pêchais en vacances avec des copains enfin je tentais de faire comme eux. Un jour je me suis pris l’hameçon dans le nez. Dégueu hein…et surtout douloureux. Je confirme c’est du sport !
    Tes photos sont magnifiques.

    1. jac

      Merci sympa !!
      et comment t’as fait avec ton hameçon planté ds le nez ?? c’est arrivé à plein de copains, pas (encore ?) à moi… touchons du bois !! mais c’est un sport à risques on est d’accords 🙂

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