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Le Lac Saint-Jean en 1677 mots

Et nous revoilà sur la route. Nous quittons La Tuque après un petit-déjeuner que j’ai encore sur l’estomac deux ans plus tard, nous parcourons les deux heures de route qui nous séparent de Roberval sans encombre, au milieu de la forêt et d’étendues d’eau toujours plus grandes : Jac est comme un fou, la fièvre de la pêche est en train de le dévorer. Bientôt nous arrivons à Chambord, et là un panneau nous indique la direction à prendre, c’est-à-dire à gauche…. et là je vis un vrai moment de bonheur intense ! Oui devant ce panneau !! Oui je sais c’est fou ! À ce moment précis, je n’ai rien vu, ni le Lac, ni ma tante, ni personne, ni rien, juste un panneau, un panneau qui me dit que je suis enfin arrivée à destination. Un panneau que j’attendais depuis mes onze ans. À cet instant, ce n’est pas la jeune femme de 30 ans qui arrive, mais la gamine qui rêvait depuis le fin fond du Comminges d’aller voir un jour sa tante au fin fond du Canada !

Et ça y est, j’y suis. Je ne sais pas comment on met de la musique sur un blog (et en plus ça me saoûle quand je tombe sur des blogs « en musique »), mais, pour l’ambiance, passez-vous Happy de William Pharrel… vous rentrerez mieux dans le texte. 🙂

Bref, revenons à nos moutons.

Nous avons eu la chance de rester au Lac pendant 8 jours, le temps de profiter un peu les uns des autres, et d’entrevoir la richesse de cette région. Huit jours c’est long donc je vais essayer d’être concise et donc moins drôle que d’habitude !

Tout d’abord, présentation du Lac : 43 km de long pour 30 de larges environ, il faut 3h pour en faire le tour en voiture.

le Lac Saint-Jean vu de la marina de Roberval

Le jour de notre arrivée était organisé le « souper des rues », qui comme son nom l’indique est un souper que l’on prend dans la rue ! Tout le monde se rassemble autour d’une table « géante » et amène quelque chose à manger. Malheureusement ce jour-là, en plus de la fatigue qui m’accablait, le temps n’était pas très clément, donc je n’y suis pas allée, mais Jac et mes cousins, plus courageux, y ont fait un tour. Malgré le temps, Jac m’a rapporté que l’ambiance était là, que l’événement était très convivial. Cette soirée a lieu fin juillet durant les festivités de la Traversée du lac, une semaine pendant laquelle Roberval s’anime joyeusement. Vous trouverez toutes les infos .

Le lendemain, ma tante Carla nous a amenés à la marina, un lieu très agréable. On y trouve de jolies promenades à faire le long de l’eau, une belle aire de jeux pour les enfants (avec de vrais jouets, genre petites voitures, seaux, pelles, etc., que laissent les gens et que personne ne vole !!!!) et une petite tour qui vous permet d’avoir un beau panorama sur la forêt qui entoure la ville.

Le lac Saint-Jean est une ancienne mer, et nous n’avons pas manqué l’occasion d’aller à la plage à plusieurs reprises ! De petites plages sont aménagées tout autour du lac. Nounou était ravie de jouer dans le sable avec ses grandes cousines, et j’étais bien contente de prendre le soleil pendant que le pêcheur fou pêchait (articles sur le sujet ICI) !

Roberval est une petite ville sympathique. À notre arrivée, j’ai eu du mal à me faire à l’urbanisme que je trouvais un peu froid. Mais, il faut savoir se laver les yeux et le cerveau. En tant que petits Européens un peu bobo, on s’attend toujours à trouver des palais à tous les angles de rue et des pigeonniers du XIXe dans tous les champs, alors parfois quand on ne les voit plus, on perd nos repères, et on ne comprend plus ce qu’on voit. En tout cas, c’est mon observation personnelle. Donc une fois mes yeux lavés, et mon cerveau rajusté à la dimension de l’Amérique, j’ai trouvé la ville très agréable, l’omniprésence de l’eau et la proximité avec la nature en font une destination parfaite pour des vacances au vert. Avant que nous partions, ma tante a insisté pour que nous fassions un tour au jardin des Ursulines, et c’est effectivement un lieu qui vaut le détour. Le parc est très agréable, il y a, là aussi, des jeux pour les enfants (et des jouets que personne ne vole !!), et ce jour-là, la lumière était particulièrement belle. Tout était parfait ! Ne jamais se fier à sa première impression donc !

À quelques kilomètres de Roberval, on trouve le village de Mashteuiatsh, ou Pointe-Bleue, habité par une communauté amérindienne. Alors je vous arrête tout de suite, n’allez pas imaginer un regroupement de tipis et de totems ; je dis ça parce que souvent sur les forums de voyage je suis tombée sur des gens qui espèrent visiter une « réserve indienne », et je me demande toujours ce qu’ils recherchent… Donc j’insiste, c’est un village comme tous les autres, un peu plus pauvre que les autres parce que, comme partout en Amérique, la communauté amérindienne de la région porte encore les stigmates des atrocités perpétrées par les colons pendant des décennies. Pour ceux qui s’y rendraient à la recherche d’un certain folklore, comme celui propagé par l’imagerie hollywoodienne ou même littéraire, je ne suis pas certaine que vous le trouverez. Mais si la réalité vous intéresse, il y a là bas un musée qui retrace leur histoire et permet de découvrir leur culture : http://www.museeilnu.ca/

Nous avons profité d’une belle journée pour faire le tour du lac et nous rendre au Parc National de la Pointe-Taillon. Comme tous les parcs nationaux, l’entrée est payante, mais ça vaut la peine de lâcher quelques écus quand on est dans la région. En plus d’une plage de sable fin (ou presque fin), il y a de nombreux chemins de randonnée qui vous font longer le lac (que vous avez du mal à ne pas nommer « mer » là-bas) ou qui amènent à l’immense tourbière qui occupe une grande partie du parc. Nous avons passé là-bas une merveilleuse journée, douce et surprenante. Pour les infos, c’est par .

De cette journée, nous avons aussi gardé le souvenir que la partie ouest du lac est plus jolie que la partie est, qui est un peu plus défigurée par l’homme notamment à Alma où la centrale hydroélectrique a complètement et définitivement pollué le paysage.

Après quelques jours, la maison s’est vidée de mes cousins/cousines, et nous sommes allés visiter le parc animalier de Saint-Félicien sur les conseils de TOUTE la famille ! Leur mot d’ordre : vous allez directement au petit train, c’est ce qu’il y a de plus intéressant. Donc accompagnés de ma petite cousine Amélya (super nounou de Nounou !!), nous avons foncé au petit train…. et ils avaient raison, c’était super ! Nous nous sommes promenés, près d’une heure, dans un train grillagé au milieu des ours et des bœufs musqués ; nous avons eu la chance de croiser trois petits oursons sur notre chemin et de frôler des orignaux. La visite est très intéressante, on nous livre beaucoup d’informations sur la faune et la flore de la région. J’ai aussi bien ri quand le petit train traverse une sorte de reproduction d’une ferme du XIXe siècle : c’est la réplique exacte de la maison des Ingalls dans « La petite maison dans la prairie » à la latte de bois près ! Bien sûr la référence n’est notée nulle part, mais on ne l’a fait pas à une fan comme moi !! Quelle émotion ! J’attendais que Caroline sorte en tablier pour nous saluer. 🙂

En bref, si vous êtes dans la région avec des enfants (ou sans d’ailleurs), vous êtes obligés de faire un tour au zoo de Saint-Félicien.

Je vais finir en vous parlant de la sortie qui nous a le plus impressionnés, notre visite au village historique de Val Jalbert. C’est un ancien village d’ouvriers, abandonné après la fermeture de l’usine de pâte à papier qui en était propriétaire. Donc on se promène paisiblement au milieu de ce petit village en grande partie restauré. C’est plutôt agréable et ludique. Mais Val-Jalbert c’est aussi et surtout une nature extraordinaire. On y admire les chutes Ouiatchouan, qui alimentaient l’usine, plus haute que les chutes du Niagara (bon un chouïa moins large c’est sûr, mais quand même !), on a une vue sur le Lac qui est absolument magnifique, et puis on grimpe un peu dans la forêt, on suit un petit sentier et on découvre les chutes Maligne. Et là vous savez que vous êtes en train de faire un voyage magique au cœur d’une nature d’exception.

Le site est payant, il y a bien sûr un business assez important qui est généré avec des boutiques souvenirs, des gens en habits de colons pour faire le show, et tout ça gâche un peu le lieu, le transforme en parc d’attractions comme si le site en lui-même ne se suffisait pas. C’est un peu dommage, mais ça vaut vraiment le coup d’y aller, vous ne pouvez pas être déçu.

Après huit superbes journées, nous avons quitté Roberval le cœur serré, en nous jurant de revenir bientôt…

Je remercie ma merveilleuse tante Carla, mes cousin(e)s Joël, Ian, Cristiana, Amélya, Erika et Alexandre ainsi que Serge (Serge, Jac rendra bientôt hommage à ton café du matin au bord de l’eau:) ), Marie-Pier, Vanessa et Gaétan pour leur accueil chaleureux, le temps qu’ils nous ont consacré et les barbecues :). Et j’embrasse les tous petits, Yohan et Manu, en espérant qu’ils soient plus sages que leur père. 😉

Conclusion : C’était énorme ! J’espère sincèrement que nous aurons l’opportunité d’y retourner, peut-être à une autre saison, en automne ou en hiver, pour découvrir une autre face de cette nature.

Un mot pour les parents : Le lac Saint-Jean est sincèrement un lieu idéal pour les familles avec des petits ou des grands enfants, comme vous l’avez vu, les activités ne manquent pas ! Vous aurez les plaisirs de la mer tout en étant à la campagne. 🙂

Wait for it Sur la route de Québec #1
5 comments
  1. carla mazzoleni

    Super ma belle Mitchka,N’importe quelle compagnie de voyage serait ravie de t’engager,alors la pour la promotion tu es une pro!!!Gros Bisous ,Je t’aime,Tantine Carla
    xxxxxx

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