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Voie ferrée abandonnée à La Tuque
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Québec – Sur la route du Lac Saint-Jean

Voie ferrée abandonnée à La Tuque

Après avoir passé 2 jours à Montréal, nous nous préparons à prendre la route vers le nord en direction du lac Saint-Jean, il faut compter 4h30/5h de route. En France, en 5h t’as traversé la moitié du pays du nord au sud, donc les 5h dans la journée nous semblent un peu excessives pour de pauvres Européens handicapés du kilomètre comme nous. Nous sommes en vacances, on ne va pas se presser, on va faire une nuit sur le chemin. Et d’ailleurs, on va prendre notre temps tout au long de notre circuit.

Daddy, de bon matin, part chercher la voiture pendant que je boucle les valises… et là commence l’aventure de la location de voiture pour touristes naïfs n’ayant pas lu le « nota bene » écrit en tout petit petit petit sur une page du site n’apparaissant qu’avec un code secret ne pouvant être fourni que par le SCRS (quoi ? vous ne connaissez pas les services secrets canadiens ??!). Nous avions réservé dans l’agence la moins chère (jusque là rien de surprenant), 800 CAD les 18 jours tout de même, mais en arrivant à l’agence une gentille dame réclame à Jac 1000 CAD d’assurance OBLIGATOIRE… comme il fait la gueule et hurle au scandale, elle lui propose dans son immense bonté une autre assurance à 800 CAD, mais attention elle ne couvre pas grand-chose…..

Et là on a envie de dire WHAT THE FUCK ???!!??!?

Et puis on repense à la veille : nous étions passés pour vérifier que la location était bien enregistrée, et en attendant notre tour nous avions vu un petit groupe de jeunes Français qui semblaient dégoûtés par ce que leur annonçait le gars de l’agence… et nous, comme des gros malins, nous n’avons même pas bougé notre culito pour aller leur demander ce qu’il se passait donc 24h plus tard, c’est nous qui étions dégoûtés !

Bon, mais contrairement à nos compatriotes, on n’a pas craqué. Jac leur a dit que c’était des escrocs et on a décidé de louer notre voiture ailleurs. Nous avons appelé quelques compagnies, et au final AVIS nous a fait la proposition la plus claire à 1300 CAD les 18 jours, tout compris, voiture dispo immédiatement. Certes ça reste 500 CAD de plus que ce que nous avions prévu, mais c’est tout de même 500 CAD de moins que chez les autres voleurs d’Enterprise !

La dame de chez AVIS est très sympa, et quand elle voit que nous avons un bébé, nous donne une voiture plus grande sans supplément. À 11h, on s’installe dans la Hyundaï, Daddy se familiarise avec la boîte automatique, et nous voilà partis, heureux d’avoir eu la présence d’esprit de chercher une location ailleurs…

On s’arrête une première fois, à Trois-Rivière, pour faire manger Nounou, et on repart carte en main avec l’intention de s’arrêter plus longuement à Saint-Jean des Piles, et d’y grignoter : halte conseillée par mon cousin Ian et porte d’entrée du parc national de la Mauricie. Mais, parce qu’il y a un, mais, cette journée ne devait définitivement pas se dérouler comme prévu, et bien sûr en s’arrêtant à Grand-Mère faire une pause pipi dans une station essence, on s’est trompé de route en repartant… Là je sais ce que vous vous dites : c’est des boulets !!! Et je ne peux qu’être d’accord avec vous…

Bref, on se retrouve à Saint-Tite. Et Saint-Tite, c’est moche. Je ne voudrais pas froisser les habitants de cette petite bourgade, mais vraiment c’est moche, d’ailleurs même Google Image ne trouve pas de photo de Saint-Tite : c’est un signe ça quand même ! Et nous, qui avions rêvé de notre arrêt à Saint-Jean de Piles, tranquille au bord de l’eau, nous retrouver là nous a carrément blasés. Le côté hyper positif, c’est que le village est petit donc vous avez vite fait d’en sortir. 🙂

Nous avons retrouvé notre route au niveau de Saint-Roch-de-Mékinac, alors très enthousiastes parce que le village est aussi au bord de l’eau, nous décidons de nous arrêter là…. nous sommes rentrés dans le village… et nous en sommes ressortis aussitôt. On a raté un truc, je ne sais pas quoi, soit le village compte deux maisons soit, on a raté la bifurcation qui mène au village, soit on est passé dans trou spatio-temporel genre porte des étoiles qui nous a ramenés au temps où il n’y avait rien ici… Je ne sais pas… je penche quand même pour la version Stargate.

Bon beh du coup, on continue notre route. Sans chips, sans gâteau, avec seulement un demi-litre d’eau et du lait de croissance en poudre. Si la voiture tombe en panne, on sera dévoré par des ours en moins de cinq minutes, mais dévoré en étant mort de faim, ce qui nous soulagera peut-être un peu finalement… Moi qui me faisais une joie d’aller au Canada, quelle issue fatale se dessine…

Bon en attendant notre fin, on continue notre chemin, ne perdant pas espoir de trouver de quoi nous ravitailler. On continue à longer le parc de la Mauricie. Le paysage est grandiose, même juste de la route.

Et on continue, on roule, roule… et c’est très joli, il y a des étendues d’eau extraordinaires, mais, à part ça, il n’y a rien. En France, que dis-je en Europe, vous avez une flaque d’eau, vous avez automatiquement une buvette et un vendeur de bouées et cartes postales : c’est un choc culturel pour nous, vous ne vous rendez pas compte !

Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé sans pouvoir nous arrêter, Google map dit qu’il faut 1h44 pour faire Grand Mère-La Tuque en passant par Saint-Tite, mais moi j’ai plutôt eu l’impression d’avoir mis 7 ou 8h. Bon on va dire que ça doit être quelque chose au milieu. Au bout… d’un certain temps, dirons-nous, on voit un premier signe de civilisation, un message divin, un panneau de signalisation qui indique « 28 km à gauche : centre-ville de La Tuque ». Devant ces indications assez minimalistes quand même, on commence à se dire qu’on va encore se perdre… mais en fait non. Effectivement 28 km plus tard, vous tournez à gauche et vous êtes à La Tuque. Parfois la simplicité a du bon !

Et nous sommes arrivés à destination. Car, malgré toutes les « non-recommandations » de ma famille, nous avons décidé de nous arrêter là pour la nuit. Maintenant que nous y sommes je comprends pourquoi ils ont lourdement insisté pour qu’on ne s’y arrête pas…. mais il faut savoir vivre dangereusement:) .

Bienvenue à La Tuque - Québec

On nous avait dit que La Tuque puait (au sens propre), mais le jour de notre arrivée on ne sent rien, il fait soleil, des gens se baignent, notre première impression n’est donc pas si négative que ça…

Bon en fait, le lendemain, ça puait et il faisait 14 °C en plein de mois de juillet…… c’est sûr notre impression au moment du départ était un chouïa moins positive du coup !

Mais le Bed & Breakfast que nous avions réservé était très sympa (renseignements ici). Si la ville, c’est vrai, n’a pas beaucoup de charme, ou vraiment très très peu. La maison qui nous a reçus, elle, est charmante, la rue où elle est située est plutôt agréable : très banlieue américaine tranquille ! Et notre hôtesse adorable. La chambre était propre et soignée. Et notre petit-déjeuner, le lendemain, fut gargantuesque !! Rien que pour ça, il fallait s’arrêter !!

L’autre côté hyper sympa, c’est que le B&B était situé juste en face d’un parc très bien aménagé, et après une journée de voiture, Nounou était ravie de se dégourdir les jambes sur l’aire de jeux.

Le soir, nous avons mangé une pizza de 16 cm de diamètre pour 3,5 cm d’épaisseur (un concept entre la pizza, la quiche et les bouchées à la Reine…) dans un des seuls endroits ouverts de la ville donc même si je n’ai pas le nom, vous le trouverez facilement si vous voulez tenter l’expérience gastronomique !

Et voilà pour cette première expérience « on the road » au Québec. Et la leçon que nous en avons tirée c’est : prendre de quoi manger et de quoi boire quand on prend la route au Canada… 🙂

Pour finir, La Tuque en images :


Wait for it Le lac Saint-Jean
7 comments
  1. Mathilde - OmniTerra

    Ha y en a qui ont du se dire « encore des maudits Français qui râlent » 🙂 . C’est vrai que le Québec (le Canada) c’est beau mais que les trajets deviennent vite monotones. Forêt, lac et encore forêt et lac…et quelques petits villages paumés plus ou moins intéressants. C’est justement la diversité culturelle et de paysage à l’Européenne qui me manque parfois.

    1. fish & child

      oui pour nous, c’est en sortant de Montréal que nous avons pris la mesure de l’Amérique…on n’est pas habitué à autant de km inhabités sans bar-tabac ni église ! Et je comprend que ça puisse manquer même si ces paysages sont extraordinairement prenants…

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