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Chroniques d'un pêcheur

Premières truites « à la mouche »

Pour préparer ce petit détour en Espagne, l’important était d’optimiser le (long) temps qui m’était imparti. La réflexion a été longue et s’est notamment appuyée sur un collègue de taf (Thomas si tu nous entends) qui connait un guide de pêche dans le 6.4. habitué du guidage en Espagne. Mon objectif de départ était plutôt de me faire accompagner au bord de l’eau de l’autre côté de la frontière, pour différentes raisons : en particulier méconnaissance de la réglementation et des spots de pêche.

J’ai finalement choisi l’option guidage sur le Vert – à côté d’Aramits – avant de traverser la frontière. Et cela restera une partie de pêche inoubliable.

Fabrice, un grand merci !!

Arrivé comme prévu à 13h au petit flyshop bien sympathique. Autour d’un café qui fait du bien, la discussion s’engage autour de la pêche sans tarder.  Un quart d’heure plus tard, nous voila partis quelques kilomètres plus loin à peine. Waders enfilés, cannes à mouches montées, on arrive au bord de l’eau. La session commence par quelques conseils théoriques / techniques, puis les choses sérieuses commencent.

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Sur un coup tranquille (bien dégagé, facile d’accès), les premiers fouets du jour. Rétrospectivement, je pense qu’à ce moment la, Fabrice a dû se dire : « ok, il a déjà lancé des mouches le jeune, mais va quand même falloir se bouger pour lui faire sortir de la truite !! » 🙂

Après quelques tentatives en sèche sur ce premier courant et même si nous avons vu quelques gobages, rien de bien concluant… Fabrice sort alors sa botte secrète : une technique espagnole (me plaît ça déjà) où on pêche au toc sous la canne (avec canne à mouche de 10-11 pieds) avec des « perdigones ». Il s’agit de nymphes lestées de tungstène (2 mouches montées en potence) pêchant donc profond rapidement, afin de bien explorer les veines d’eau où se trouvent les belles mémères et aussi les ombres, s’il y en a !! Me voila donc à essayer cette technique dont je n’avais jamais entendu parler… Mais les réflexes de la pêche au toc reviennent assez vite, les puristes décrieraient même cette façon de pêcher à la mouche. Rapidement s’enchaînent donc les tapes sur ces petites mouches, mais je manque les ferrages !! Pas assez attentif, déconcentré, décontenancé par mes nouveaux jouets ?? Bref, je touche du poisson mais je le rate…

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On change de coups, on remonte la rivière… pour arriver finalement sur un magnifique pool sur le coup de 17h de mémoire. Un calme en fin de courant où on arrive « comme il faut » : tranquillement, le temps de voir moucher nos petites truites à quelques mètres de nous et le temps que Fabrice m’explique comment je vais procéder. Le palpitant s’emballe, les premiers coups de fouets sont pathétiques, la pression est trop forte pour moi ! 🙂

Mais les truites sont gentilles et continuent de moucher quelques minutes, me laissant le temps d’ajuster mon lancer sur leurs gobages. Une fois le problème du lancer réglé surgit celui du ferrage !! Maintenant les truites gobent ma mouche mais je n’arrive pas à les ferrer correctement !! Une fois trop brusque, la suivante trop tard… J’exagère mais pas tant que ça… Finalement je réussis à entraîner jusqu’à l’épuisette une jolie fario de 25cm. Ce moment de pêche sera l’un des meilleurs du voyage, assurément.

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Mais le coup de ligne suivant restera également pour longtemps dans les livres de pêche !! On remonte un peu sur un parcours où la rivière se rétrécit et doit faire 4 mètres de large pour 1.50m de fonds, avec un courant assez soutenu. On ressort la perdigone qui immédiatement, sur les premiers coups de ligne, touche encore du poisson !! Ce qui est intéressant avec cette technique, c’est qu’on sent vraiment bien le moindre caillou du fond quand il entre en contact avec les mouches (comme au toc) et donc le moindre arrêt du crin ou la plus petite anomalie dans la dérive doit être sanctionné d’un ferrage énergique. Bref après quelques petites tapes non concluantes, j’accroche un joli poisson en plein jus,  qui dévale le courant et se bat vraiment bien. Et en fait il ne s’agit pas d’une fario mais bien d’un ombre qui vient nous saluer : trop bien !! Ce poisson a en effet fait l’objet d’une ré-introduction réussie sur cette portion de rivière… Vite vite, on le remet à l’eau (non sans l’avoir pris en photo bien sur).

 

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Donc je  me répète : une super partie de pêche, grâce au savoir faire de mon accompagnateur que je vous encourage vivement à contacter : http://www.aspe-angler.com/. Qui plus est, j’ai découvert la perdigone. Je fabrique depuis mes propres perdigones : elles ont récemment fait leur preuve en haute vallée de l’Aude (zébrée de 35 notamment), c’est une belle fierté, mais j’aurai l’occasion d’en reparler 🙂

Il est temps de quitter Fabrice, d’écouter ses derniers précieux conseils sur la pêche en Aragon, avant de rejoindre Jaca la bien nommée.

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