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Escale à Sète par Fish & Child(ren)
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Une journée en Escale à Sète

Escale à Sète par Fish & Child(ren)

Voilà des mois que j’attendais Escale à Sète, un peu comme une enfant qui attend le père Noël. Qui n’a pas rêvé de voir de ses yeux ces grands voiliers (re) venus d’une autre époque ? Le jour J est arrivé, je devais passer une journée mémorable, mais comme rien ne se passe jamais comme on le souhaite, le jour de l’ouverture j’étais au fond de mon lit, malade et incapable d’en sortir.

Quand on est maudite…

C’est donc avec un jour de retard que je suis allée découvrir cette belle manifestation qui, tous les deux ans, fait de Sète le centre du monde maritime pendant plusieurs jours.

Dans le train qui m’amenait à Sète, les grands-parents ne cessaient d’énumérer à leurs petits-enfants la liste de tous les bateaux qu’ils allaient pouvoir admirer. Les grands semblaient bien plus excités que les enfants, et c’est ce qui est beau dans cette manifestation, elle rassemble toutes les générations et toutes sortes de personnes. Nous avons tous les yeux qui pétillent immédiatement devant ces frégates ; et que nous ayons, 5, 35, ou 65 ans, nous nous rêvons en valeureux corsaires le temps d’une journée.

Et l’effet est immédiat.

Les grands voiliers

Il suffit de lever les yeux vers les mâts, de voir les matelots descendre dans les cordages, d’observer les petits détails qui font de chaque bateau un bijou, et nous voilà transportés.

Je ne crois pas qu’il y ait plus belle façon de plonger dans l’Histoire.

En dehors du Kruzenshtern, construit en 1936, nous n’avons sous les yeux que des répliques, mais je pense qu’aucun visiteur ne prononce ce mot. Il serait trop grossier tant ces voiliers sont uniques et majestueux. Et, quand bien même ils n’ont pas vu s’écouler les siècles, ils sont le résultat de la passion d’hommes et de femmes qui écrivent, à leur façon, une nouvelle Histoire maritime.

Sétois d’hier et d’aujourd’hui

Une fois les grands voiliers admirés, et je me suis rendue sur le môle Saint-Louis, où je savais que l’artiste Klaus Dauven était en train de créer toute une série d’œuvres sur la jetée.

La particularité de cet artiste allemand est de créer des sortes de graffiti inversés. Plutôt que de peindre le mur, Klaus Dauven le nettoie au karcher !

À mon arrivée, l’artiste et son équipe venaient d’installer un nouveau pochoir, aussi une fois les présentations faites, ai je pu l’observer travailler du début à la fin sur l’une de ses œuvres.

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Klaus Dauven a choisi des visages d’anciens habitants de Sète, des anonymes dont il a trouvé la photo sur le net ; il ne souhaitait pas représenter des personnages illustres, mais de simples Sétois qu’il a simplement sélectionnés selon les expressions du visage.

Quand le karcher s’arrête et que le pochoir se lève, l’œuvre se révèle toujours différente. Le temps n’a pas marqué le mur de la même façon partout, aussi les impressions, les jeux de couleurs ne sont-ils pas égaux sur toute la longueur de la jetée… c’est ce qui rend, je suppose, la réalisation fascinante.

oeuvres de Klaus Dauven à Sète

Un peu plus tard en me baladant autour du port, j’observais ces œuvres, et j’ai trouvé qu’elles allaient merveilleusement à Sète et à ses habitants…

Une fois le karcher rangé, et avant de retourner voir les voiliers pour assister à la bataille navale, j’ai pris le temps de monter 94 marches !

Sur les hauteurs de Sète

Dans la ville, il y a deux façons de prendre de la hauteur : grimper au sommet du mont Saint Clair, ou monter au sommet du phare Saint-Louis ; en cette journée de fête maritime, j’ai choisi la deuxième option.

Construit en 1948 (après que son prédécesseur, édifié en 1680, fut bombardé par les Allemands), le phare est toujours en fonctionnement, et il est ouvert au public une bonne partie de l’année.

J’ai eu un coup de cœur pour cet édifice. Naturellement, il offre une vue splendide, mais tout son charme repose sur sa rambarde… incroyablement photogénique. (oui, j’ai eu un coup de cœur pour une rambarde… chacun son truc !)

Le panorama, à 360°, est superbe, et j’aurais pu rester là un million d’années, mais il était l’heure de redescendre au niveau de la mer, une bataille navale se mettait en place !

L’art du canon

Quand je redescends de mon perchoir, il est trop tard pour prendre le bateau réservé à la presse, je me fais alors une place sur le quai du Maroc, et j’attends que les hostilités commencent !

Deux frégates, la Grâce et le Standhart vont s’affronter (gentiment) pendant une vingtaine de minutes. On entend siffler les cornes de brume, et tout d’un coup les canons résonnent : ça n’a rien de vraiment spectaculaire, car c’est très lent. Les bateaux se tournent autour doucement, ils manœuvrent, ils prennent position, et attaquent enfin… et c’est cette valse qui est belle à regarder.

Escale à Sète
Les spectateurs sont en place sur le Kruzenshtern

Final

À la fin du spectacle, tout le monde s’est rué dans le village du festival à la recherche de tielles et de zézenettes, la faim se faisait sentir. C’est aussi ça, Escale à Sète, c’est l’occasion de (re) découvrir les traditions de la ville, de pénétrer les entrailles de ce port qui irrémédiablement tourne ses habitants vers la mer.


Escale à Sète 2018 en pratique

La fête dure jusqu’au 2 avril, il vous reste donc quelques jours pour rêver devant les grands voiliers.

Le programme, bien rempli, est disponible sur le site Escale à Sète.

Le phare Saint-Louis est ouvert durant tout le festival. Ses horaires exacts sont disponibles sur le site de l’office de tourisme.

D’après Klaus Dauven, ses œuvres devraient rester plusieurs années avant que la nature ne les effacent, mais le festival est l’occasion d’aller les découvrir le long du môle Saint-Louis.

Une journée en Escale à Sète par Fish & Child(ren)

 


Cet article a été réalisé suite à l’invitation d’Escale à Sète (à laquelle j’ai très mal répondu puisque j’étais malade), cependant je suis restée libre de mes faits et gestes !

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13 comments
  1. Petites Evasions Grandes Aventures

    C’est tellement beau ces grands bateaux … Tu me laisses rêveuse (et un peu jalouse aussi !)
    Et les œuvres de Klaus Dauven sont vraiment trop chouettes, il faudra vraiment qu’on aille faire un tour à Sète avant qu’elles ne s’effacent !
    Merci pour cette fantastique escale à Sète

    1. mitchka

      Je pense que les œuvres de Monsieur Dauven devraient tenir assez longtemps pour que tu puisses en profiter… à moins que des petits malins viennent jouer avec des karchers …

    1. mitchka

      alors malheureusement, ayant vomi durant mon mardi (glamour quand tu nous tiens), j’étais encore un peu en vrac, et je n’ai pas pu m’abandonner à tous ces délices 🙂

      et merci pour ce gentil commentaire, ça me touche beaucoup !

  2. Sabrina

    Ces voiliers sont simplement majestueux. Je comprends les grands parents. Je me souviens avec JMarc avoir emmenés les garçons à l’Armada de Rouen lorsqu’ils étaient petits. Pour faire plaisir à nos enfants évidemment. On punaise, nous étions plus excités qu’eux.
    J’aime beaucoup ces portraits de gens, ces Sétois. Ils sont tout aussi majestueux que les voiliers. Le coup du karcher c’est génial.

  3. chachaaventuriere

    Un délice !
    J’adore ces immenses bateaux, ces cordages entre mêlés fruit d’un savant savoir d’antan, on ne peux qu’admirer de tel chef d’oeuvre.

    1. mitchka

      non on peut les visiter. Pour l’Hermione c’était un peu compliqué, c’était une billetterie à part mais pour les autres, il suffisait d’être patient … l’entrée était de 10€ pour les adultes mais permettait de monter sur 4 bateaux… et on a bénéficié d’un tarif famille (20€ à 3), c’est franchement correct pour l’événement que c’est.

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