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Etats-UnisWashington

Gros gros kif sur San Juan Island – 1/2

Après un petit aparté français ( cf. ma participation au RDV #EnFranceAussi), je retourne à mon récit américain. Nous nous étions quittés sur le bateau qui nous amenait à Friday Harbor, sur San Juan Island (Previously on Fish & Child), et j’ai dans l’idée que ça ne vous parle pas beaucoup les îles San Juan. Même si je précise que c’est dans l’état du Washington, vous  serez encore nombreux à googleliser cet archipel. Donc histoire de vous faire gagner du temps, nous allons regarder sur une carte ou ça se trouve (et puis maintenant que je sais insérer une carte, je vais vous en caser partout !!).

Et comme je suis sympa, je ne vais pas vous mettre la bande son de Dora l’exploratrice en fond sonore, ce qui vous évitera de chanter toute la journée (comme moi) : « J’suis la carte, j’suis la carte, j’suis la carte » (du Brassens à l’état pur!)

Bref, on s’égare, alors voilà la carte.

Les Iles San Juan ce sont 700 îles et îlots (172 ont un nom, à peine une quarantaine sont habitées, et seulement 4 sont desservies par les ferrys) qui flottent tels des nuages verts dans le bleu minéral du Puget Sound.(Oh Putain quel poétesse !! je ne sais pas si je vais tenir cette prose jusqu’à la fin mais je m’impressionne ! (et en passant sachez que je suis obligée de rayer les putains sinon je me fais engueuler par ma mère, mon mari me dit que je suis vulgaire, tout ça tout ça…quelle vie …) )

Comment nous nous sommes retrouvés là bas alors que notre idée était de piquer au sud vers San Francisco ?

C’est à cause de la télé ! (On en parle pas assez dans les journaux des ambitions voyageuses causées par la télé mais c’est tout de même un problème de société qui engendre beaucoup de frustrations chez un grand nombre de nos compatriotes !) Alors que nous n’avions pas encore décidé quel serait notre itinéraire, je suis tombée sur un reportage dédié à ces îles. J’ai eu un coup de foudre télévisuel, et j’ai fait un gros caprice à mon petit mari pour que nous fassions le détour. J’ai dû affronter sa logique douteuse « Mais Mitchka c’est pas du tout le chemin ! ». Autant vous dire que m’ayant appelé par mon prénom, je savais qu’il ne serait pas facile à convaincre. Mais lui, voyant que même en m’appelant par mon prénom je ne désarçonnais pas, il a rendu les armes immédiatement ou presque ( n’est pas winner qui veut 🙂 ). Et nous voilà donc sur San Juan Island, deuxième plus grande île de l’archipel, 142 km2, et la plus peuplée avec presque 7000 habitants.

Les touristes fraîchement débarqués s’entassant dans Friday Harbor, nous décidons de rouler jusqu’à Roche Harbor, au nord-ouest de l’île, à une demi-heure de route. Il y a beaucoup moins de monde ici pourtant Roche Harbor est une (très) petite ville toute mignonne. A quelques mètres du port de plaisance (considéré comme un des plus agréables de la côte ouest ), une place ombragée abrite un petit marché d’art sur lequel Nounou nous fait acheter une carte peinte à la main pendant que les vendeuses font de grands signes en direction de Joujou en nous balançant des « She has a Funny Face » ! Heu…comment dire ? non-non, j’suis pas vexée ! Du tout………………….. Elle a pas une funny face, Ok? elle sortait de la VARICELLE et elle avait 58h de sommeil en retard ! Elle avait une sale gueule, ça d’accord, mais pas une Funny Face !

Bon.

La ville de Roche Harbor a vu le jour à la fin du XIXe siècle, se développant essentiellement grâce à l’exploitation de ses gisements de chaux, parmi les plus importants de la côte ouest. La plupart des bâtiments datent de cette époque, notamment le très bel hôtel Haro, du nom du détroit auquel il fait face.

Devant l’hôtel, nous déambulons dans un petit jardin victorien ; au sol, les pavés gardent la trace des hommes qui ont fondé la ville. Le lieu est enchanteur.

Nous étions le 30 juin et la ville, comme tout le pays, se préparait à fêter l’Indepedance Day … et je crois que les agents techniques de la ville s’étaient un peu lâchés sur les drapeaux …

Comme vous pouvez le voir sur certaines photos, quelques drapeaux canadiens se sont perdus au milieu des bannières étoilées. La raison est très simple, le Canada est là, tout près, à un jet de pierre de nous. La preuve irréfutable de cette proximité : mon téléphone captait le réseau téléphonique canadien ; c’est pour dire à quel point nous étions près !!

La fin de l’après midi et la soirée nous l’avons passé dans Friday Harbor ; avec ses 2300 habitants, elle est la ville la plus peuplée des Iles San Juan. Connues et habitées depuis toujours par les amérindiens, les îles furent explorées pour la première fois par les espagnols en 1791. Le détroit étant un passage obligatoire pour les orques comme pour les saumons, Friday Harbor s’est développé, au début du XIXe siècle, autour d’une compagnie de fumaison de saumon avant de devenir un poste important du commerce maritime faisant transiter les marchandises du Canada vers l’Europe, l’Asie, etc… Aux environs de 1850, constatant que ces terres sont propices à l’agriculture et à l’élevage, on fait débarquer sur l’île 1300 moutons. Aujourd’hui, l’histoire agricole de l’île est encore bien vivante. A l’intérieur de l’île, se succèdent à rythme régulier de vieilles fermes entourées de champs agricoles et d’élevages de moutons, de vaches et même de lamas !

La ville de Friday Harbor est constituée d’un très joli port de plaisance, d’une grande rue commerçante composée de bâtiments en bois du début du XXe siècle, et de quelques rues résidentielles (en gros, toute la ville est sur les photos ou presque !).

J’ai fait de mon mieux pour éviter les voitures sur les photos (du coup certaines sont cadrées bizarrement ), mais c’est assez compliqué ; si l’île est peu peuplée, elle compte, je crois, autant de voitures que de SanJuanIslandais (nom non homologué). Et si sur certaines photos il n’y a absolument aucune voiture, c’est qu’elles ont été prises à 5h du matin.

En effet, le lendemain de notre arrivée, le décalage horaire m’ayant réveillé à 4h30, et voyant que la lumière commençait à monter, j’ai sauté dans mes sandales et traversé Friday Harbor en pyjama. Bon, il ne faut pas m’imaginer galopant dans la ville vêtue d’un costume rayé blanc et bleu, ni en nuisette en dentelle. Non, j’étais en legging troué et tee-shirt déguelasse, j’ai ma dignité tout de même !

Voilà, il était  5h à Friday Harbor.

Autant vous dire que ce moment, qui n’appartient qu’à moi (puisque ma tribu faisait la fainéante), fut un gros gros kif (d’ou le titre de l’article, je précise au cas ou… pour ceux qui ne suivent pas… ).

Le reste de la journée fut tout aussi extraordinaire que ce lever de soleil mais je vous garde ça pour la prochaine … j’avais prévu de ne faire qu’un seul article sur notre séjour ici mais je n’ai pas envie de vous écœurer par un trop plein de photos, d’infos et d’anecdotes ultra intéressantes, comme le nombre de moutons qu’on a fait venir sur San Juan Island en 1853 (j’y peux rien si j’aime ce genre de détail de l’histoire, c’est comme une maladie ).

See you soon 🙂

Wait for it : la suite est ici !! Cliques, cliques, cliques !!
14 comments
  1. On met les voiles

    Super. On ne connaissait absolument pas ces iles. C’est top. heureusement qu’on peut lire le volet n°2 car sinon, on aurait utilise le chantage pour l’obtenir rapidement. On aurait par exemple pu dire a ta mère que tu dis des gros mots et que tu triches aux jeux de société 😉

    1. Fish & Child

      oufff ! heureusement que j’ai été assez rapide dans la rédaction ! mais c’est odieux le chantage On met les Voiles, je ne vous imaginais pas comme ça 🙂
      et sinon, oui ces îles sont extraordinaires, j’espère bien un jour écrie les volets 3, 4, 5, 6, 7, etc. …

    1. mitchka

      Nous avons fait un road trip de Seattle à San Francisco … 3 semaines de bonheur et de découvertes extraordinaires… mais ces îles restent pour moi le meilleur du voyage

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