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street art dans le downtown de Las Vegas
Etats-UnisNevada

Las(t) Vegas

street art dans le downtown de Las Vegas

Ces derniers jours, une pneumonie s’est emparée de moi, m’offrant un repos forcé… et ainsi, du temps à consacrer au blog. Je ne sais pas si certains parmi vous ont déjà eu ça… mais c’est un peu comme la grippe en moins violent… disons, avec la grippe tu as l’impression de mourir péniblement et lentement, avec la pneumonie, tu as plutôt l’impression de vivre péniblement et lentement…

Mais on ne va pas ouvrir un débat sur l’effet des maladies sur notre organisme (ni d’une bouteille d’Evian <- si vous ne comprenez pas la blague, c’est que vous n’êtes pas assez vieux, soyez-en heureux), mais nous allons parler de Las Vegas !!

Vous avez vu cette capacité à vous faire croire que je viens de faire une transition, alors que pas du tout !

Si vous n’avez pas lu mes derniers récits vous narrant notre bonheur (soporifique) de découvrir le Wyoming et le Montana, ne vous inquiétez pas, vous les lirez plus tard (si si), ils ne servent pas l’histoire d’aujourd’hui.


AVERTISSEMENT : Si vous avez adoré Las Vegas, et que vous n’avez pas envie de lire une expérience qui diffère de la vôtre, merci de fermer cet article avant de laisser un commentaire désagréable.


Viva Las Vegas

Nous sommes arrivées à Las Vegas comme des enfants prêts à découvrir un nouveau jouet. J’avais décidé d’être positive, de mettre de côté la face… (je réfléchis)… écœurante de Las Vegas, pour essayer d’en voir le plus beau profil. Par ailleurs, si nous étions, présentement, en train de traverser l’Utah, c’était sur mon idée.

Jac plein de clichés sur Las Vegas, et prêt à les garder au chaud contre lui, n’avait aucune envie d’y aller. Mais, j’avais négocié dur, et nous étions à présent en route pour lever le voile sur la légende. (rien que ça !)

Ainsi, vingt-quatre heures après avoir quitté le Montana, nous entamions une longue ligne droite dans le désert… une ligne droite, mais aussi des lacets magnifiques en passant les gorges de la Virgin river lors des quelques kilomètres parcourus dans l’Arizona. Mais globalement, la route pour relier Three Forks à Las Vegas fut une putain de ligne droite mortifiante à souhait.

Cependant, pendant ces douze heures de route, je chantais intérieurement Elvis.

Notre entrée dans la ville ne nous inspira pas vraiment, mais toutes les entrées des villes sont moches… le plus inquiétant était le strip, que nous commencions à deviner au fond, et qui ne nous semblait pas plus engageant. Plus nous avancions, plus nous regrettions cette escale… et moi tout particulièrement. Autant vous dire que mon Elvis intracrânien est mort avant même d’avoir garé la voiture.

Heureusement, les filles étaient là, et continuaient à chanter Viva Las Vegas…

C’est sur le strip, que nous avons cherché notre hôtel, comme tout bon touriste.

Le strip… cette magnifique avenue (qui n’est autre qu’une 2 fois 3 voies – soit l’équivalent d’une bonne autoroute) longée par des hôtels-boules à facettes entrecoupés d’immenses terrains vagues gloquissimes.

Le décor était planté. On détestait Las Vegas.

Las Vegas Parano

Nous avions décidé de loger au Circus Circus pour plusieurs raisons : il n’est pas cher (42 € la nuit pour 4 personnes dans leur meilleure tour), il est conçu pour les enfants, il n’est pas cher. Alors, certes, à côté des autres hôtels du strip, il fait un peu cheap… disons que le génie qui a eu l’idée de moquetter TOUT le casino n’a pas dû penser au budget shampouinage que cela allait ouvrir derrière, et l’hôtel ne semble pas avoir décidé de l’intégrer à leur comptabilité.

Le côté sympa du Circus Circus, c’est qu’étant peu onéreux, il est très fréquenté, donc plutôt convivial… ce qui n’est finalement pas le cas de beaucoup d’hôtels (voire d’aucuns).

Après avoir découvert notre logis, nous avons décidé d’aller faire un tour. C’est ce que nous faisons toujours lorsque nous arrivons dans une nouvelle ville : nous allons marcher pour la découvrir.

–> Une erreur de débutant.

On ne marche pas dans Las Vegas.

En même temps, est-ce qu’il vous viendrait à l’esprit de faire une promenade de santé sur l’autoroute ? Non, bien sûr.

Mais, nous sommes des Européens, jeunes et innocents, et nous n’avons pas vu le piège se refermer sur nous.

Il faisait 42 °C, soit assez chaud pour vous déshydrater instantanément. Dès que nous sommes sortis du bâtiment, nos visages ont pris feu. De ma vie, je n’avais jamais vécu cela… et pour cause, je n’ai jamais mis la tête dans un four à chaleur tournante.

Nous avons traversé la rue… enfin l’autoroute… pour longer un immense terrain vague qui faisait face à un autre immense terrain vague au bout duquel s’élevait la Trump Tower.

(No comment)

Tels des naufragés du désert pris par des mirages, nous avons eu la sensation que The Palazzo, que nous tentions de rejoindre, s’éloignait au fur à et à mesure que nous avancions.

Jamais de ma vie, je ne fus plus heureuse de m’envelopper dans l’air conditionné d’un bâtiment. Euphoriques de respirer de nouveau, nous nous sommes laissés porter par la joie et l’allégresse, et avons offert des glaces aux filles. Notre joie et notre allégresse nous quittèrent dès que la caisse enregistreuse afficha 21 $ pour 2 boules de glace.

J’ai lu qu’il n’était pas utile de payer pour se divertir à Las Vegas, que la ville regorgeait d’animations gratuites. Je vous le dis immédiatement : c’est un mensonge.

J’ai fait le tour des animations gratuites, et certes elles existent, j’ai même poireauté 40 minutes au Circus Circus pour voir un spectacle d’acrobate (gratuit) qui a duré 5 minutes. CINQ MINUTES !!

Cinq minutes, c’est approximativement la durée moyenne des attractions gratuites de Las Vegas, c’est une sorte de bras d’honneur des riches aux pauvres : « Vous avez vu si c’est beau ? Si aviez du pognon, vous pourriez en voir plus…. mais en fait non !!!! »

Alors, ils sont tous là, les pauvres, devant les fontaines du Bellagio à pleurer d’émotion devant des jets d’eau… mais je les comprends… en arriver à devoir s’émerveiller devant de la flotte parce qu’on n’a pas les moyens de s’émerveiller devant un vrai spectacle : ça fait vraiment chialer.

Les glaces avalées, on a continué notre exploration. Nous sommes passés au Venetian, où des gens paient 15 $ par tête pour faire un tour de gondole dans un couloir… avec, en double peine, un mec qui chante dans un italien douteux.

On a continué d’avancer.

Nous sommes passés au Caesars Palace. C’est là que nous avons enfin compris (oui, nous sommes très lents) que les fameux hôtels du strip n’étaient, en fait, que des centres commerciaux… aux décors extravagants.

Les filles, depuis leur réhydratation par les glaces à 21 $, étaient aux anges. Elles adoraient.

Moi, je voyais, des mecs un peu partout, raser les murs. Des SDF qui rentrent le plus discrètement possibles dans les hôtels profiter de la clim.

Nous sommes ressortis, et, alors que nous cherchions un taxi, nous avons croisé plusieurs groupes de zonards complètement défoncés.

Le malaise s’est installé au fond de mon estomac. Que faisions-nous ici ?

Joker

Notre deuxième jour a commencé sous les meilleurs auspices : la serveuse du Starbucks a écrit mon prénom sans aucune faute, sans lui épeler – jolie prestation !

Et, si nos premières impressions n’étaient pas folles, nous étions prêts à nous forcer, à aimer au moins un petit quelque chose, il nous fallait offrir un joker à la ville. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers le Downtown, le centre historique de la ville.

Bon autant vous dire que l’Histoire est ici assez courte… elle remonte au plus tard aux années 1930, et elle est intimement liée à la mafia et à différentes personnes de très bonne compagnie.

À 9 h du matin, la température était déjà élevée, nous cherchions l’ombre… mais nous étions ravis.

Bien entendu, beaucoup de choses étaient fermées, la plupart des touristes venaient tout juste de se coucher, je suppose. Mais nous avons pris beaucoup de plaisir à nous balader dans la rue piétonne de Fremont Street, de sourire devant les panneaux lumineux que nous voyons dans les films depuis que nous sommes gosses, de découvrir le street art qui envahit le quartier. Enfin quelque chose de positif.

Nous sommes repartis, en nous jurant de revenir dans la soirée, et avons repris la direction du strip.

Cette fois-ci, en voiture : nous avions bien retenu la leçon de la veille !

Très rapidement, nous nous sentons malmenés par la ville : la chaleur, le monde, les vitrines inabordables, les SDF dans les angles, des bimbos au bord des piscines, des junkies devant chaque porte.

Nous sommes rentrés à l’hôtel en début d’après-midi. Las Vegas nous épuisait.

Après avoir englouti une vingtaine de dollars dans les machines à sous de la fête foraine de l’hôtel, les filles ont demandé à aller à la piscine.

Ma vie se divise en 2 parties, avant l’expérience de la piscine, et après l’expérience de la piscine. Clairement, je ne verrai plus jamais une piscine comme avant.

Nous avons d’abord attaqué par des jeux d’eau, sympas et rafraîchissants (nous avons les mêmes à Dinoland à 2 minutes de la maison)… et, sans nous être concertés, Jac et moi avions décidé de nous en tenir aux jeux d’eau.

La piscine, sous-dimensionnée par rapport à la taille de l’hôtel, grouillait de monde. Se retrouvaient au coude à coude un gang de Mexicains (ce n’est pas péjoratif : je n’ai rien contre les Mexicains, et encore moins contre les gangs – je tiens à la vie) et des touristes européens faisant semblant de prendre du plaisir dans une eau dont la couleur n’était plus définissable.

Les filles ont insisté.

Je me suis fait de la place entre un papa mexicain et sa petite fille et deux Françaises quadragénaires. En immergeant mon corps dans cette eau qui devait dépasser les 30 °C, je me suis sentie assaillie par une colonie de bactéries disparues depuis les dinosaures. Je suis sortie de l’eau comme si j’y avais croisé un cadavre (et vu le monde, ça ne m’étonnerait pas qu’ils en aient retrouvé un après), et, Jac et moi avons refermé l’aparté piscine pour toujours.

Plus jamais ça.

Les diamants (ne) sont (pas) éternels

Le soir venu, comme prévu, nous avons retrouvé Fremont Street. L’ambiance n’avait naturellement plus rien à voir avec celle du matin… d’un coup, d’un seul, nous étions dans le Las Vegas que nous étions venus chercher.

Les lumières dansaient au-dessus de nos têtes, la musique arrivait de tous les côtés, des danseuses topless s’agitaient sur les bars, de jeunes courageux passaient dans les airs suspendus à la tyrolienne qui balaie la rue, des artistes plus ou moins talentueux présentaient leur spectacle, des bonnes sœurs – les seins à l’air – prenaient des selfies avec les passants pour quelques dollars, Elvis discutait avec une lapine en string devant le Golden Nugget.

C’était ainsi que je voyais Las Vegas, et je l’ai vu.

Le temps de remonter la rue, d’esquiver les bonnes sœurs pour ne pas heurter la sensibilité des enfants, et nous éviter de répondre à certaines questions, de slalomer entre les Madonna et les Marilyn Monroe, nous étions déjà à bout de souffle.

Posés au bout de Fremont Street, dans le Hall du Plaza Hotel, nous avons regardé la ville clignoter. Rapidement, j’ai trouvé ça triste. J’ai imaginé la nuit qu’allaient entamer les bonnes sœurs pour quelques dollars, j’ai revu le visage fatigué de la danseuse sur le comptoir, j’ai repensé à ces artistes qui se démènent au milieu de passants qui zappent plus vite que Jac devant la télé…

Nous avons fait le chemin en sens inverse, notre plaisir s’était déjà envolé.

Pour terminer la soirée, nous avons remonté le strip en voiture pour voir tous les hôtels illuminés… voir si cela nous semblait plus enthousiasmant que le jour (vous voyez, on a fait des efforts !)… mais non, même de nuit, nous avons trouvé cela assez décevant.

Une fois rentrés, les filles se sont endormies tout habillées sur leur lit, comme de vraies fêtardes, Jac a bouquiné, la ville était déjà derrière lui, et moi, j’ai regardé les lumières scintiller au-dessus des terrains vagues. De ma vie, je n’avais vu une ville à ce point mal pensée, à l’urbanisme aussi anarchique, une sorte de montage à la va vite qui ne ressemble à rien et qui n’est pas fait pour durer… alors j’ai commencé à chercher des articles sur ces terrains qui morcelaient la ville.

Il y a encore quelques années de ça, ces terrains étaient des quartiers résidentiels, mais les tables de jeux étant plus rentables que la solidarité, on a dégagé tout le monde au bulldozer dans l’espoir fou d’y construire de nouveaux complexes hôteliers, toujours plus luxueux. Mais, la crise est arrivée, les plans des hôtels sont restés au fond des tiroirs, et les habitants, au fond des rues.

Aujourd’hui, c’est, dans certains quartiers, jusqu’à 6 habitants sur dix qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ; et plusieurs centaines de personnes qui vivent dans les égouts de la ville… Il n’est pas difficile de trouver les récits de vie de ces habitants sur internet, toujours les mêmes : la drogue, l’alcool, le jeu, une ville qui les aspire et ne les lâche plus… un scénario qui rend bien sur grand écran, mais juste sur grand écran.

De Las Vegas, nous n’avons été capables de tirer autre chose. Je sais que certains touristes adorent, comme ils ont détesté San Francisco (que j’ai adoré) pour les mêmes raisons… c’est peut-être une histoire de timing, de sensations…

Malgré tout, nous n’avons pas regretté notre escale, nous avons vu, nous nous sommes fait une opinion, ça fait partie du voyage. Et puis, les filles, éblouies par les lumières, ont adoré ; et Jac a gagné 120 $ à la roulette… que demander de plus !?

THE END

NB : Vous l’aurez noté cet article contient très peu de photos, c’est un parti pris choisi pour éviter de perdre mes lecteurs dans les lumières de la ville… (Non, en fait, j’ai fait très de peu de photos, et les quelques clichés en ma possession sont trop personnels ou trop laids.)

33 comments
  1. Mathilde

    Je me reconnais un peu dans ton article, j’ai également détesté Las Vegas. Par contre on s’est gelé. On y était en février. Après la douce chaleur de la Vallée de La Mort, nous avons été frigorifié par le vent glacial qui balayait le strip. Nous n’avons pas pu voir les fontaines du Bellagio sinon nous nous serions retrouvé en glaçons. Au début on devait y passer une journée : la soirée après la vallée de la mort puis une demi-journée au retour du Grand Canyon avant de reprendre l’avion le lendemain. Au bout d’une soirée, on savait qu’on détestait du coup on a remplacer la journée au retour par une balade au Lake Mead (relativement a côté et sur la route).
    Moi aussi je pensais qu’on pouvait se balade sur le strip ahah non mais je comprends pas l’intérêt de prendre sa voiture pour se balader car en plus c’est pas hyper clair (on était au Luxor et on était un peu excentré et on s’est perdu dans les échangeurs pour aller dans le centre du strip bref…)
    En plus de ce que tu décris j’ai trouvé la ville glauque. Les petits vieux qui sont accrochés aux machines à sous qui dilapident leur retraite ca m’a cassé le moral. Je n’ai pas joué un centime alors je j’avais une belle collection de pièce de 1 cents à dépenser exprès (on devait jouer avec une carte et moi je voulais juste balancer mes pièces).
    On a découvert la ville de nuit, ca allait encore, et le lendemain matin quand on s’est réveillé on s’est rendu compte que la ville était en toc. De notre fenêtre on voyait l’aéroport (heureusement c’était bien insonorisé).
    J’ai trouvé glauque l’absence de fenêtres dans les casinos. Tout est fait pour perdre la mesure du temps qui passe, que les gens soit accrochés aux tables de jeux.
    Le seul avantage c’est qu’on peut dormir dans des hôtels plutôt pas mal pour un budget pas trop serré.
    Le seul truc bien que j’ai fait, c’est la tour de la stratosphère ou j’ai dormi avant de prendre l’avion à notre retour. Cette nuit la j’étais toute seule et franchement j’ai pas osé sortir de l’hôtel, il y avait plein de gens bizarre et c’est bien une des rares fois ou j’ai préféré rester dans ma chambre et profiter de la salle de sport qu’aller me balader.

    1. mitchka

      Merci Mathilde pour ton commentaire qui complète bien mon récit. On a ressenti exactement la même chose quand nous avons traversé les casinos : tout est fait pour y perdre la notion du temps et de l’espace, te noyer complètement … c’est assez flippant !

  2. Alaindici

    Las Vegas ?
    C’est faux, c’est moche, c’est clinquant, c’est excessif, c’est de (très) mauvais goût, c’est factice, c’est déprimant, c’est grossier, c’est vulgaire, c’est obscène, c’est inculte, c’est du toc, c’est pitoyable, c’est consternant, c’est affligeant, … au secours les adjectifs, aidez-moi à décrire cet amas de vulgarités qu’est La Vegas !
    Non, ça ne vaut pas le coup d’y aller !
    (Sauf pour passer une nuit pas chère dans une très belle chambre hyper confortable !)

    1. mitchka

      Je suis assez d’accord avec tous ces adjectifs ^^ Mais je trouve quand même intéressant d’y passer, ne serait-ce que pour se faire sa propre idée, et chercher à comprendre comment les gens y vivent, et les problématiques auxquelles ils font face. Après, beaucoup de monde y passe sans y voir autre chose qu’un parc d’attraction, et s’y amuse. On ne cherche pas tous la même chose en voyage.

  3. Annabelle Fréchette (@MatanteA)

    D’abord, petite précision et je te cite: « si vous ne comprenez pas la blague, c’est que vous n’êtes pas assez vieux »… ou n’êtes pas français, semble-t-il… ^^

    Ensuite, tu décris à merveille tout ce qui me fait peur à Vegas et les raisons pour lesquelles je n’ai pas encore osé. Et ça me fait encore plus peur! Et puis, l’intérêt, c’était d’aller voir Céline mais comme c’est maintenant plus facile de la rencontrer à Agde! 😉

    1. mitchka

      LOL … Oui pardon. Pour mieux comprendre 🙂

      Céline, elle n’a pas pleuré au dernier concert, il paraît : tu m’étonnes, la libération !!

  4. Isa

    T’as pas tort pour les miasmes de la piscine, la dernière fois que j’y ai mis un orteil là-bas, j’ai direct attrapé la scarlatine.
    Je n’aime pas dire ça car j’aime voir le bon côté des villes et je pense qu’il y en a de partout mais non, Vegas c’est juste un trou à rats au milieu du désert, ville de misère et de violence. Je hais Las Vegas, et ça s’arrange pas au bout de la 4e visite.

    1. mitchka

      Oui c’est ça, je suis quelqu’un d’hyper positif, j’essaye toujours de tirer le meilleur de chaque voyage / expérience, mais là, il n’y avait rien à faire …

  5. Mordue de Voyages

    Tu retranscris parfaitement ma propre impression sur la ville (la piscine en moins!).
    Je me souviens avoir ri en découvrant le Strip de jour » « quoi? C’est ça? ».
    Visiter les hôtels? Ok, quand tu en as vu 2 tu les as tous vus.
    Espérer un peu plus de Freemont Street… et puis non.
    Et la pauvreté…
    Et la chaleur…
    Et l’urbanisme anarchique…
    Brrrr

  6. Martine

    Effectivement Las Vegas c’est très particulier.
    J’étais moi aussi au Circus Circus et je me souviens m’être fait la réflexion sur le temps que durait le spectacle gratuit…
    Du coup j’avais fait un spectacle payant et l’attraction du CSI.
    La série Les Expert Las Vegas montre en fait bien la réalité de l’envers du décor.
    Bref, je cprends que tu n’ai pas aimé.

  7. chachaaventuriere

    Arfff Vegas mais moi j’ai aimé même si nous avons faillit y laisser notre vie et toute notre fortune en 2014. Heureusement qu’ado2.0 âgé alors de 13 ans a été super vigilante et nous a évité le pire. J’ai compris à ce moment là pourquoi notre hôtel avait tous ses accès sécurisés. Nous n’étions pas directement sur le Strip mais à quelques rues, avec une vue exceptionnelle sur le Louxor.. Comme tous les pauvres nous sommes allés voir les fontaines du Bellagio, puis pris le temps de déjeuner en terrasse au champagne chez Mon Ami Gatsby, une très belle journée qui reste un super souvenir pour ma tribu.

    En 2017, nous étions à Henderson la ville a coté de Vegas. Encore une fois, nous entrions sur le Strip via le New York New York. Notre hôtel était flambant neuf, la chaleur torride faisait que tout le monde restait dans sa chambre en journée et nous avions la piscine rien que pour nous. C’est sûre qu’ici il n’y avait pas de bling bling, ni spectacle juste un Walmart et sa ribambelle de fast food.
    Pour le coup, c’était top avec un rapport qualité prix qui convennait très bien à mon budget (100€ pour 3 nuits à 4 p’ti dej inclus). De là, nous avons pu rayonner et découvrir Vegas « ville » avec ses jolis maisons aux jardinets proprets mais aussi ses maisons beaucoup plus glauques et leurs grilles rouillées aux fenêtres. Art District nous a explosé à la gueule, des super street-arts, et ses SDF qui dorment derrière d’énormes poubelles, ses chapelles déglinguées qui ont fini leur temps et dont la pancarte décolorée « TO SALE » faisait pitié. Nous sommes allées voir le Pawn Shop, et Counts Customer de la télé à la réalité, et cela nous a permis de sortir du strip et voir Vegas autrement. Nous avons cette fois là dépassé le Bellagio, découvert ce côté franchement défraîchit, et glauque. Nous sommes vite retournés vers le New York New York, puis vers le centre commercial à proximité de l’aéroport pour y dépenser nos dollars dans des outlets.

    Avec du recul, je me rends compte que nous n’avons pas trop pris le temps de visiter les casinos, mais juste déambuler d’allées en allées, d’escalators en escalotors, de la chaleur accablante au clim super puissante.

    Nous sommes des urbains qui fuyons le pas beau, et c’est pourquoi nous sommes hyper sélectifs dans nos choix d’hôtels, et leur localisation, c’est peut être pour çà que Las Vegas nous a plu…en vrai je ne sais pas vraiment pourquoi elle me plait comme ville, c’est comme Disneyland en faite, c’est kitch à mort, mais c’est sympa à faire, et tant que tu n’es pas y allé tu peux pas savoir.

    nb 1 : Je pense que c’est mon plus long commentaire sur ce blog 😉

    nb 2 : Ceci dit soigne toi bien & prends soin de toi

    nb 3 : j’ai pris mon pied à te lire c’était un vrai plaisir

    nb 4 : je m’en vais partager tes bonnes paroles sur les RS

    Nice to meet you toi & ton blog

    kiss kiss

    1. mitchka

      Merci Charlotte pour ce loooong commentaire. Je sais que tu as aimé la ville, et j’ai beaucoup pensé à ceux qui ont une autre image de Las Vegas en écrivant, et que je ramène toujours ce récit au fait que c’est notre expérience. Et je comprends qu’on puisse en vivre une autrement. Et oui, peut-être que si on avait mis qq dollars de plus dans la chambre d’hôtel, on aurait eu une autre vision, ou plutôt une vision plus limitée et du coup moins violente.

  8. annima.fr

    Ah, you made my day, comme diraient les américains. Moi, une ville qui anéantit tous les cours d’eau alentours pour la joie d’idiots consuméristes, ça ne me faisait pas rêver avant, mais là, tu viens de lui asséner le coup fatal!

  9. Famille France-trotteuse

    Je ne connais pas Vegas mais de prime abord me connaissant un peu (vu que je cohabite avec moi même depuis maintenant 41 ans) je pense pouvoir affirmer que Vegas ne serait pas la ville que je préférerai des USA. Moi j’aime la nature et les villes qui ont une histoire et un patrimoine c’est à dire tous ce que n’a pas Vegas.
    Après…..comme tout bon touriste je pense que si un jour je passais dans le coin peut-être que j’irai y faire un tour (quoique pas sur en faite surtout si nous y allons sans les enfants) pour me faire mon opinion et pour pouvoir dire ok c’est bon j’ai vu Vegas.
    Bien que j’ai vu il y’a peu un chouette reportage sur un quartier dédié au street art qui pour le coup pourrai me plaire

    Par contre je rejoins Charlotte sur le faite que la situation et l’état de l’hébergement dans une ville peu parfois y faire beaucoup dans le ressenti global.
    L’année dernière lorsque nous étions à Grenade (ville globalement moche en dehors de l’Alhambra) nous avions un hébergement pourri et cela a vraiment contribué je pense au ressenti global de la ville.

    Conclusion dans une ville moche choisir un bel hébergement pour rehausser un poil le niveau mais le truc c’est qu’il faut savoir avant d’y aller que la ville est moche

    En tout cas malgré tout j’ai pris plaisir à te lire et même sans photo l’histoire était captivante

    1. mitchka

      Je suis entièrement d’accord avec l’importance de l’hébergement, mais pour le coup je ne le regrette pas… un logement plus cher nous aurait sûrement mis des oeilleres que je suis contente de ne pas avoir porté 🙂

  10. Lilly

    Eh bien, moi je vis à Las Vegas. Je comprends votre ressenti, mais LV ne se résume pas au Strip ou à Freemont Street. Pour ainsi dire, il y a de la vie ailleurs. Après bien sûr, il s’agit des goûts de chacun et on est tous différents. Las Vegas est une ville qui se visite en voiture et il faut user et abuser des selfs parkings. Il faut aussi un peu d’argent . Mais il y a des trucs gratuits comme les animations du soir( Fontaines, Vulcain, Bataille Navelle )et quelques combines pour payer moins cher un beau spectacle, il y a 6 Cirques du Soleil, des stars Internationales de la chanson, le Nascar, la boxe, la finale de Rodéo début Décembre. Éviter LV en été, top weather de février à Mai, il des golfs, des chefs Cuisine de partout dans le monde ( Français, Italiens, Japonais)
    En vivant sur place, je ne vais JAMAIS sur le Strip sauf à y conduire les copains en visite
    En dehors du Strip, repas, boissons, tout est 3 fois moins cher. Je connais des bars à 1$ la bière fraîche… Bien sûr après votre vécu je comprends votre déception. LV est très spécial, un Disney Land d’adultes qu’on peut détester et aimer au même temps.
    J’aime cette ville pour son climat, sauf l’été sa vie pas chère en dehors du Strip, ses Outlets, ses boutiques 2ème chance, ses spectacles , l’essence 3 fois moins chère qu’en Californie, peu de taxes, ses golfs, et son eternel ciel bleu. Pas loin, le désert pour quelques méditations seul après frénésie du Strip et la foule.
    C’est un endroit de contrastes ni plus ni moins.

    1. mitchka

      Merci de votre commentaire. Je ne doute pas que c’est une ville de contrastes, comme toutes les villes d’ailleurs, c’est pourquoi j’ai essayé de rapprocher au plus près mon récit de mon expérience. J’ai essayé de ne pas utiliser des adjectifs tout fait sur ce que cela m’inspirait … et je sais que 48h c’est trop court pour voir une ville. Mais on était venu chercher les paillettes, c’est ce que font 98% des touristes qui viennent à Vegas … et on ne les a pas trouvé 🙂
      Après, clairement, une ville qui se visite en voiture ce n’est pas une ville pour nous … c’est aussi une histoire de goût 🙂

  11. Paule-Elise

    Déjà que Vegas ne m’attirait pas ! Par contre je trouve que c’est un très bel article et j’imagine tout à fait dans quel état d’esprit tu devais être. Alors merci d’avoir partagé ce grand huit émotionnel avec nous !

  12. Lucie - L'occhio di Lucie

    Je n’ai jamais été tentée par Las Vegas mais j’ai adoré lire ton article, porté par une super écriture ! On sent une tristesse qui s’en dégage, au delà du récit de voyage, tu donnes vraiment à voir quelque chose d’intéressant, bravo !

  13. Jean-Pierre et Laurent

    Hello, au vu de tous ces commentaires, mon mec et moi devons faire partie des rares personnes à kiffer cette ville. En même temps, c’est normal, nous nous y sommes mariés l’an dernier et pour ma part, c’était ma deuxième visite à LV. La pauvreté, la mafia, les délinquants sont partout dans le monde et j’avoue, nous n’avons pas du tout vécu ni ressenti la même expérience. L’arrivée à l’hôtel, la chaleur, les restau, la visite des centres commerciaux « Destock » (South Las Vegas Outlet), nous avons tout adoré, nous sommes montés dîner à la Stratosphère (restaurant à 300m qui tourne sur lui-même), nous avons joué (et gagné 0,25$ !!) et c’est justement ça qui est attrayant, c’est la fête tout le temps, y a du monde jour et nuit et toujours quelque chose à faire à LV. Maintenant c’est vrai qu’il faut y mettre les moyens et c’est pour ça qu’on sélectionne un hôtel cher mais qu’on y a trouvé de tout et on y reste moins longtemps pour compenser. Ensuite, en repartant, tout redevient calme et paisible et on repart avec ce petit grain de folie dans la tête, qui re-surgira forcément à notre prochaine visite… comme quoi les expériences ne sont jamais les mêmes. amitiés.

    1. mitchka

      Merci pour votre retour d’expérience. C’est intéressant d’avoir le ressenti de chaque voyageur. Et je suis d’accord avec vous sur le fait que la pauvreté est partout ; c’est pourquoi j’ai fait la parallèle avec San Francisco à la fin. Mais je crois vraiment que pour voir le beau à Vegas il faut y mettre un prix que je ne suis pas prête à payer 🙂

  14. Lilly

    J’ai dit aussi qu’il fallait user et abuser des selfs parkings, ce qui implique utiliser les petons pour marcher à chaque étape de la ville. Il y a toujours quelque chose à faire et à visiter à LV. Mais comme vous dites, tout les goûts sont dans la nature.

  15. LaDivia

    C’est drôle, je ne suis jamais allée à Las Vegas mais ce que tu décris correspond peu ou prou à l’image que je m’en fais : une ville glauque et bling bling, avec une bonne dose de mauvais goût et une pointe de malaise. Ton article me donne presque envie d’y aller, pour constater par moi-même !

  16. Sabrina

    Je ne connais pas, ça ne m’attire pas, mais y passer et jeter un œil pourquoi pas. Ton article qui m’a bien fait rire, exprime à merveille ce que j’imagine de ce lieu. Triste. Elles étaient bonnes au moins ? Les glaces à 21$

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