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sentier Mare e Montu Livantinu - Ghisoni
CorseFrance

Retour sur un voyage en Corse

sentier Mare e Montu Livantinu - Ghisoni

À l’automne 2015, nous quittions la Corse en nous promettant de revenir visiter ses montagnes. En ce mois d’avril 2018, nous avons saisi une magnifique opportunité : organiser un voyage sur mesure, en famille, et orienté pêche, en partenariat avec Gîtes de France et Moby Lines.

C’est compliqué pour moi d’écrire cet article, car tout était parfait. Tellement parfait que je me dis qu’il faut que j’invente des « ratés » pour éviter que vous pensiez que je suis complètement vendue à nos partenaires… mais la vérité est celle-là : de l’embarquement à Nice, à notre arrivée à Sampolo, à notre retour sur le continent : tout était parfait.

Bien sûr, nous nous sommes débrouillés pour nous perdre une paire de fois (et plus encore) en pleine forêt, nous nous sommes engueulés sur la plage, nous avons fait des kilomètres en trop pour trouver une épicerie fermée, etc., etc.. Mais, on a pris beaucoup de plaisir, énormément de plaisir.

Prologue

Tout a commencé à Nice. Nous n’attendions rien de la ville, si ce n’est notre ferry. Je n’avais jamais eu la moindre curiosité pour Nice, et quelle surprise !

Nous avons déambulé dans la vieille ville un grand sourire scotché sur le visage : chaque recoin nous a charmé. Aussi, l’après-midi est-elle passée bien vite, se finissant par la dégustation d’une socca – spécialité locale aux pois chiches – avant de rejoindre notre bateau.

fenêtres dans le vieille ville de Nice

Le voyage commençait bien !

Introduction

L’heure est venue de monter sur le bateau. Les filles étaient surexcitées. Je pense que si le voyage s’était arrêté à cet instant-là, cela aurait suffi à leur bonheur : elles allaient monter sur le ferry des Looney Tunes – un plaisir sûrement incompréhensible pour toute personne âgée de plus de 11 ans.

Quand nous avions été en Sardaigne, nous avions croisé les ferries Moby Lines dans le port de Livourne ; à l’époque, Nounou nous avait fait un scandale parce que nous ne prenions pas un bateau estampillé Bip Bip & Vil Coyote. Nous avions promis que « la prochaine fois », nous prendrions ce croisiériste…

Vous êtes parents ? Vous connaissez la phrase « je te promets que la prochaine fois…. », celle que l’on déclame uniquement dans le but d’avoir la paix… je suis sûre que oui !

Bref, nous voilà sur le fameux ferry. Les filles sont ravies, et elles ne déchanteront pas de toute la traversée. Pendant que moi, prise d’une migraine, je me morfonds au fond de notre cabine, Jac et les petites se baladent sur le pont, testent l’aire de jeux et le resto (excellent d’ailleurs – pour l’avoir testé au retour). Partout, on les appelle « Principesse », et partout tout le monde est souriant et accueillant.

Je précise que nous ne nous baladions pas avec des étiquettes « Étoiles montantes du blogging alternatif » – cet accueil était donc des plus naturels.

Après une nuit sans soucis, nous débarquons au port de Bastia : deux ans et demi plus tard, nous revoilà en Corse. Nous sommes heureux.

Développement

Nous avons commencé notre séjour corse, exactement comme nous l’avions terminé en 2015 : par une balade et un café sur le marché de Bastia.

Nous avions eu un vrai coup de cœur pour cette ville lors de notre dernier voyage, et nous étions ravis de la retrouver (quand je vous dis que tout était parfait ^^). Nous aurions souhaité rester un peu, mais déjà les montagnes nous appelaient…

Avant de plonger au cœur de la vallée du Fiumorbo, nous nous sommes arrêtés sur la plage de Pinia, près de Ghisonaccia (prononcer Guisonach’). Un stop ensoleillé qui a marqué le top départ des baignades de l’année.

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Enfin, nous voilà sur la route sinueuse qui monte à Ghisoni (prononcer Guisogn’). Nous ne monterons pas beaucoup, le hameau de Sampolo où nous avons séjourné, se situe seulement à 400 mètres d’altitude, pourtant, nous avons déjà l’impression d’être en haute montagne. La vallée du Fiumorbo est étroite, elle laisse tout juste la place au fleuve de passer et à la route de l’enlacer.

Quand nous arrivons à destination, un petit comité d’accueil nous attend : notre hôte, Éric, a demandé à des amis belges de venir donner quelques infos et conseils pour pêcher à la mouche dans le Fiumorbo. Dix minutes après avoir garé la voiture, nous sommes installés autour d’une tarte Tatin, on plaisante, on parle de la Corse, de la pêche, du voyage… Un accueil chaleureux et naturel, presque familial, qui sera la clé de ce voyage.

La semaine est passée sans se presser dans le hameau, nous avons profité de chaque journée autant que possible. Jac est allé pêcher tous les matins, attrapant de jolies petites truites à chaque fois (il en fait le récit en détails sur Travelers & Fish) ; pendant ce temps, les filles et moi avons exploré les environs de notre gîte.

grenouille

Le hameau de Sampolo s’élève sur les rives d’un lac artificiel, et il est traversé par une randonnée nommée « Mare e Monti Livantinu », qui part de Ghisoni pour arriver en bord de mer, à Solaro.

Spoiler : nous n’avons pas fait la randonnée dans son intégralité !

Nous avons suivi le sentier d’un côté, puis de l’autre, puis nous nous sommes perdus dessus, un peu plus haut dans la vallée : nous en avons profité sans nous mettre de pression en somme.

Cette semaine en montagne, ce fut aussi l’occasion de découvrir un autre pan de la Corse, loin des mojitos et des plages de Porto Vecchio.

En effet, à quelques kilomètres à peine de Sampolo, nous avons pu découvrir les hameaux de Rosse et de Finosa. Deux lieux, deux histoires, une même destinée : l’abandon.

Nounou et moi avons été émues de sonner les cloches de la chapelle de Rosse, ce hameau délaissé petit à petit après la Seconde Guerre mondiale. Et nous nous sommes battus pour trouver la mine de Finosa qui semble simplement attendre le retour de ses ouvriers… pourtant partis depuis 1957.

Ces deux lieux nous ont demandé quelques efforts pour les atteindre, mais nous fûmes largement récompensés par ce que nous y avons trouvé… Je vous en parlerai en détail dans un prochain article.

En l’espace de quelques jours, nous nous sommes créé des petits rituels dans notre hameau : la pêche, la recherche des grenouilles, le comptage des veaux et des vaches, l’attente du passage des cochons sauvages… Des moments simples qui nous ont fait un bien fou.

Notre hôte nous a dit avoir besoin de venir ici pour se ressourcer, et nous le comprenons mille fois. J’aimerais avoir un Sampolo à moi, un lieu, hors du temps, où s’inscrit mon histoire, comme c’est le cas pour Éric.

Enfin, avant de partir, nous avons changé de vallée, nous avons remonté la rivière Solenzara sur quelques kilomètres. Une vallée plus touristique, plus large, où les plages sont plus accessibles… une très belle découverte dont les filles ont bien profité !

pique nique au bord de la Salenzara

Epilogue

Pour notre dernière soirée, nous avons partagé un moment avec nos hôtes, Éric, son épouse et sa belle-mère. Dehors, les filles jouaient avec les petits chiens de la maison dans de grands éclats de rire ; et à l’intérieur, autour d’un vin blanc de la région, nous avons refait le monde, et plus encore. Un instant suspendu fait d’échanges et de générosité, un de ceux qui font les voyages.

Le lendemain, la vallée dormait encore quand nous avons rejoint Bastia pour reprendre le ferry. Les filles étaient toujours aussi ravies d’embarquer avec Titi et Grosminet. Les huit heures de traversée ayant eu lieu en pleine journée, Nounou et Joujou ont eu tout le temps qu’elles souhaitaient pour profiter de l’aire de jeux, et pour faire des selfies avec leurs « idoles ». 🙂

Encore une fois, nous avons traversé dans la joie et la bonne humeur, et débarqué dans le calme.

Un voyage parfait jusqu’au bout, j’vous dis.


Pratique

Le gîte de Sampolo peut accueillir 4 à 5 personnes, il est situé au dernier étage d’une maison dans un hameau qui compte entre 2 et 50 habitants, selon les périodes ! Ses tarifs varient de 249 €/semaine, en basse saison, à 540 €/semaine en très haute saison (au mois d’août).

Le hameau de Sampolo se situe entre Ghisonaccia (à 19 km, au bord de la mer) et Ghisoni (à 9 km – soit 15/20 minutes de route en lacet), à 1h40 de Bastia, et 1h30 d’Ajaccio.

Nous vous conseillons vivement de faire le plein de vivres à Ghisonaccia avant de vous engager dans la vallée (surtout hors saison), puisque vous ne trouverez pas grand chose dans les montagnes : impossible de céder ici aux sirènes de la surconsommation !!

Il y a de nombreuses randonnées dans la vallée, de tous les niveaux, des balades familiales aux randos de haute montagne : chacun y trouvera son bonheur. De mon côté, j’ai un petit regret, celui de ne pas avoir pu faire la randonnée qui mène aux Pozzi, nos filles étant trop jeunes pour marcher si longtemps (à savoir 5 h 25)… mais ça semble tellement beau… [petit bonhomme qui pleure]

 

La vallée du Fiumorbo par Fish & Child(ren)

 


Remerciements

Nous remercions sincèrement et chaleureusement Tiphaine, chargée de communication chez Gîtes de France, pour la confiance qu’elle nous porte ; Isabelle du relais Gîtes de France en Corse pour son investissement sur le projet ; et Émilie, chargée de communication mandatée par Moby Lines, pour son soutien logistique.

Naturellement, nous remercions Éric et sa famille, ainsi que l’équipage du Moby Zaza, pour leur accueil et leur sourire.

Ceci étant dit, nous sommes restés libres de nos faits et gestes, maîtres de nos pensées et de nos écrits.

Aimer c'est partager !

16 comments
  1. Sabrina

    C’est drôle, nous avons fait la même promesse à Jules(pas pour voyager avec Titi mais pour revenir en Corse)
    Cette ile, c’est le bonheur, et tu ne vas pas me contredire.
    Dis moi le prix du gîte de Sampolo c’est vraiment raisonnable pour cette destination. 540€ en août j’y crois pas.Je garde cette adresse précieusement.
    J’attends la suite.

    1. mitchka

      je suis sure que tes fils se prendraient en selfie avec Coyote tout pareil ^^
      Mais oui, ce gîte est vraiment intéressant … après c’est en pleine montagne, il faut 20 minutes pour rejoindre la mer, et je pense qu’en août, beaucoup de monde cherche la mer …

  2. Sabrina

    Alors ça tombe bien parce que pas moi. Enfin j’aime la mer bien-sur mais je n’y suis pas accro. La voir c’est super mais ce n’est une quête absolue.(sauf pour Jules)
    En pleine montagne, moi ça me va.

    1. mitchka

      c’est pareil pour moi (dit la fille qui vit à la mer ^^) … je ne suis pas plagiste du tout, je m’ennuis (très) vite sur la plage !

    1. mitchka

      je comprends. Je te cache pas que nous, ça nous repose ^^
      Mais il y aura quand même un 2e article plein de bonnes histoire #StayTuned :p

  3. Claire

    C’est marrant, mes parents partent régulièrement pas très loin ! Ils vont dans un village au dessus d’Aleria. C’est vraiment un coin magnifique. Et je retrouve totalement l’accueil Corse dans ta description ;). Je confirme qu’un séjour par an en Corse c’est sympa ^^.

    1. mitchka

      quelle chance d’y aller régulièrement ! je pense qu’une fois qu’on a goûté à la Corse, on est obligé de faire plusieurs voyages ^^

  4. LaDivia

    Rhaaa la Corse, la Corse, la Corse… Ton article ne pouvait que me séduire. La mer, la montagne, l’authenticité des villages, le côté « chi va pianu va sanu »… Tellement hâte d’y retourner !

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