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pêcheur à la mouche sous le pont d'Argentat
France

Les pêcheurs du #Pêchistan

pêcheur à la mouche sous le pont d'Argentat

Voilà un moment que j’avais envie d’organiser un blogtrip (traduction : voyage avec des blogueurs) autour de la pêche. La pêche se rajeunit, elle se modernise, se féminise, les mentalités évoluent : il existe, derrière la pratique de la pêche, de nombreuses réflexions sur la protection de la faune et de la flore. Nous sommes loin de l’image de la « pêche à Papi », posé au bord du lac avec la glacière… pourtant son image peine à se rafraîchir.

Animé par les mêmes envies que moi, et enthousiaste à l’idée de valoriser leurs gîtes de pêche, le label Gîtes de France nous a offert l’opportunité de monter ce projet.

Pour un tel séjour, j’avais besoin d’une dream team, de gens qui seraient capables d’enfiler les waders et de partir à la conquête de la rivière tout feu tout flamme dans leur chemise à carreaux… une équipe comme celle-là …

Mais, comme je ne pouvais pas faire venir l’équipe d’Hooké (next time… ou pas), j’ai opté pour trois blogueurs voyage qui se connaissent assez bien, dont j’aime la plume, et qui ont le tweet facile… car je reste persuadée qu’un bon tweet vaut bien plus que 1000 posts instagram … même si je n’ai pas forcément d’exemple sous la main après ce week-end en #Pechistan …

Ainsi, j’ai donc réuni un trio magnifique : Laurent, du blog One Chaï, Cédric, du blog From Yukon, et Solène, du blog Solcito.

blogueurs voyage en corrèze

Mais le Pêchistan c’est quoi ? C’est une destination – la Corrèze – mais c’est aussi un univers fait de partages, de coups de coude pour dire « Putain regardes », de bavardages inutiles, et de rires bienveillants… un univers parallèle, un univers léger comme je les aime

In Pêchistan we fish

Jac et moi sommes arrivés les premiers en Corrèze, ce qui nous a permis de rencontrer Germain, notre hôte. L’humeur joyeuse et les yeux rieurs, il nous a accueilli chaleureusement autour d’un jus de pomme maison. Pendant deux heures, nous avons discuté de la pêche, du domaine dans lequel il a grandi, nous avons rendu visite aux animaux, et nous avons même fait un tour de barque sur l’étang pour observer une cane en train de couver.

Germain donnant à manger à Akito son alpaga
Germain en train de nourrir Akito, son alpaga

Il est difficile de vivre meilleur accueil.

Le soir, nous avons fait la route jusqu’à Brive pour récupérer nos ouailles à la gare, et les ramener au sein du Pêchistan.

Interlude Alpaga : Autour de 23 h 15, alors que nous étions encore sur la route, j’ai dit un truc du genre « Il y a même un alpaga », mais absolument personne n’a semblé bluffé par l’information.

Le lendemain matin, les réveils ont sonné tôt et les coups ont résonné fort sur la porte du dernier dormeur : la Dordogne nous attendait.

Interlude Alpaga : Vers 8 h, alors que nous prenions l’air avant de monter en voiture, j’ai répété « il y a un alpaga au bord de l’étang ». Mais toujours aucune réaction…

Je ne vais pas vous mentir, à 8 h 15, certains ont bougonné dans la voiture… enfin, non, je mens, elle était seule à bougonner dans la voiture, je ne la nommerai pas… mais, la prochaine fois, je l’emmènerai pêcher un mardi, puisque, apparemment, elle dit être de meilleure humeur en semaine (ce qui, à mon avis, est faux !). Mais, peu importe les petites raleries, quelques minutes plus tard, tout le monde était motivé, et heureux (ou presque) d’enfiler ses waders. 

Notre guide pour la matinée, Vincent Laroche, est adorable : il a bien compris qu’il avait quatre boulets en face de lui (Jac étant parti seul de son côté), et il en a pris son parti ! Pendant 4 h, il saura trouver les mots pour nous expliquer sa passion, et nous donner les premières clés pour nous initier à la pêche à la mouche (tout en gardant un certain style).

Solène du blog Solcito en train de pêcher à la mouche
Solcito ou la classe en toutes circonstances

Aucun de nous ne verra les quatre heures passer, je pense même que nous aurions pu rester encore plusieurs heures sur la Dordogne.

En 17 ans avec Jac, je n’avais jamais fait l’effort de m’intéresser à la pêche à la mouche (ni à aucune autre technique d’ailleurs), mais j’avoue que, ce matin-là, j’ai pris beaucoup de plaisir. Le fait de rentrer dans l’eau, de sentir les courants nous contourner, de réfléchir au vent, aux mouvements de la rivière, on a la sensation de « vivre » la nature au plus prêt.

Et depuis cette expérience, j’hésite à m’acheter des waders pour aller pêcher avec Jac…

Aussi bizarre cela soit-il, il m’aura fallu un blogtrip pour mieux comprendre la passion de mon mari !

Une fois les waders rangés, nous avons cherché un lieu pour pique-niquer, et naturellement, nous nous sommes perdus.

En même temps, si nous n’avions pas offert à nos co-pêcheurs une expérience telle que prendre une route qui ne mène nulle part pendant 20 minutes, ils auraient commencé à imaginer que je baratine quand j’écris mes récits de voyages désorganisés. 

Une fois notre route (presque) retrouvée, nous avons pique-niqué au bord de l’eau. Simplement, assis dans les feuilles mortes … vous admettrez qu’on envoie du rêve !!

pique-nique en corrèze

Parce que le Pêchistan c’est choupinou

Durant ce week-end, nous n’avons pas fait que pêcher et regarder Jac sortir toujours plus de nourriture de son sac (mon mari fut une vraie mère poule pour nos amis blogueurs !), nous avons naturellement visité la Corrèze.

D’Argentat à Collonges-la-Rouge, de Curemonte aux Tours de Merle, nous avons sillonné la campagne pour prendre du vert plein les yeux. Et un mot est revenu du premier au dernier kilomètre : choupinou.

La Corrèze c’est choupinou. C’est la campagne comme on la rêve, verdoyante et vallonnée, douce et lumineuse. Les villages, toujours coquets, attendent patiemment les visiteurs au bord de l’eau, ou au sommet d’une colline.

Ce fut un grand plaisir pour moi de retrouver cette région que j’affectionne énormément.

les tours de Merle - Corrèze

Collonges-la-Rouge

Collonges-la-Rouge

Curemonte
Solcito dans Curemonte
blogtrip en corrèze
Sur le 45e parallèle !

Instant suspendu au Pêchistan

Le Samedi soir, quand le jour est tombé, que nous avons pu nous poser au bord de l’étang dans les derniers rayons du soleil, il régnait comme une ambiance de bonheur intense.

Interlude alpaga : En descendant au plan d’eau, j’ai encore répété « vous allez enfin voir l’alpaga »… mais rien, toujours pas de réaction… (-_-)

Jac a sorti ses cannes à carnassiers, Laurent et Cédric ont descendu quelques bières (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération) et Solène s’est écriée : Oh mon Dieu un alpaga !!!

C’est un peu agaçant quand personne ne vous écoute…

Peu après, j’ai découvert un autre visage de mes collègues-blogueurs-alternatifs-hors-des-sentiers-battus : celui de trois mômes qui voient des chèvres… et un alpaga !!

Ils ne sont pas mignons les baroudeurs ? 🙂

Enfin, une fois les chèvres nourries et le selfie avec l’alpaga posté sur Instagram, nous avons profité tranquillement du Pêchistan


Le Pêchistan en pratique

  • Le gîte où nous avons séjourné, La Clef des Champs, peut accueillir 9 personnes, ses tarifs varient, selon la saison, de 600 à 820 € la semaine.

Il se situe dans un hameau, entre Saint-Cirgues-la-Loutre et Saint-Privat, à 1 h environ de Brive-la-Gaillarde. Le lieu est calme et reposant, la maison compte 4 chambres et 3 salles d’eau, la cuisine est correctement équipée : c’est le gîte idéal pour des vacances en famille ou entre amis !

Germain, le propriétaire, est pêcheur, il connaît parfaitement sa région, et saura indiquer à ses visiteurs les meilleurs spots selon le poisson recherché. Du matériel de pêche est d’ailleurs disponible dans la maison.

  • Si vous souhaitez découvrir la pêche à la mouche, ou partir pour une journée de guidage sur les rivières corréziennes, n’hésitez pas à contacter Vincent Laroche qui saura s’adapter à votre niveau : s’il a réussi à intéresser 4 blogueurs voyage, il peut tout faire !

gîte la clef des champs


Ce week-end était un blogtrip (hors des sentiers battus naturellement) organisé en partenariat avec Gîtes de France et Gîtes de France Corrèze. Merci à eux de leur investissement sur ce projet et de leur enthousiasme. Cependant, je reste maître d’aimer (ou pas) la Corrèze, d’aimer (ou pas) mes amis blogueurs, et d’aimer (ou pas) les alpagas.

Merci Cédric, Solène et Laurent, d’avoir répondu présent, d’avoir risqué votre vie (au moinssss) dans la Dordogne, et d’être vous – c’était bien cool. #ChoupinouTime

Remerciements spéciaux à Curieuse Voyageuse pour avoir trouvé le hashtag #Pechistan.

Pour plus de Pêchistan, il y a les articles de :

Un week-end en Corrèze entre pêche et visites par Fish & Child(ren)

9 comments

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