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canyon de la Crooked River - Oregon
Etats-UnisOregon

I’ve been through the desert on a horse with no name … (ok ! on était en Nissan…)

canyon de la Crooked River - Oregon

Tout d’abord, sachez que, OUI, j’ai cherché d’autres titres pour cet article, mais NON je n’ai rien trouvé de mieux !

Voilà, le nouveau blog est dans la place (ou presque…). J’espère que vous avez cliqué ici et là en faisant « ohhh !! que c’est beau, qu’elle a bien travaillé, quel talent, etc…. », et surtout n’hésitez pas à me laisser des commentaires du genre : « ohhh !! que c’est beau, que tu as bien travaillé, quel talent, etc…. » 🙂

Bref, ça ne nous fait pas beaucoup avancer tout ça. Où en étions-nous ? À Trout Lake, souvenez-vous (Previously on Fish & Child) nous faisions une petite pause au pied du Mont-Adams avant d’attaquer le désert de l’Oregon. Mais maintenant il est temps de repartir sur la route vers de nouvelles aventures.

Allons-y ! et pour commencer un Point Route !!

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Bon, pour l’instant je n’arrive pas à insérer une carte plus correcte que ça… mais bon ça vous donne une idée du chemin parcouru depuis Seattle, et du chemin que nous nous préparons à parcourir ce 5 juillet…

Nous nous levons à Trout Lake une deuxième et dernière fois, les filles et moi dégustons le breakfast que Kelly nous a gentiment préparé (j’ai cru que Nounou allait pleurer de bonheur : de la saucisse, des frites et du ketchup au petit-déj. : la vie rêvée des enfants !) pendant que Jac tente (encore) vainement d’attraper un putain de poisson… (cet échec face aux poissons du coin m’a valu un homme complètement déprimé pendant plusieurs jours[le cerveau du pêcheur capot est impénétrable…]).

À 10 h, nous faisons nos adieux à Trout Lake et nous nous mettons en route pour Terrebonne, Oregon.

Nous rejoignons la Columbia River à hauteur White Salmon, nous enjambons la rivière et traversons Hood River (petite ville très sympa d’ailleurs…) avant de mettre le cap vers l’est, direction The Dalles, la porte du désert (non non, cette formule n’est pas de moi, c’est leur slogan). Entre Trout Lake et The Dalles, il y a 75 bornes, pas grand-chose me direz vous, et pourtant ces 75 bornes restent parmi les plus étonnantes de notre voyage.

En effet au niveau de White Salmon, Jac, en allant à la pêche (chhuuuuuuuuuuutttt !), a pris ce genre de photo :

Alors que Nounou a pris cette photo, depuis la voiture, 30 ou 40 km après White Salmon…

Comme vous pouvez le constater, et là encore mieux sur ma pauvre photo, les bords de la Columbia River ne sont plus que des falaises désertiques…

IMG_8597

Ce brusque changement de paysage a vite fait de nous mettre dans l’ambiance.

Nous passons The Dalles en nous félicitant de ne pas y avoir dormi comme nous y avions pensé un instant, la ville n’a aucun intérêt (mais alors vraiment aucun !!). Quelques kilomètres plus tard, nous piquons vers le sud, sur la route 97. Nous n’avons pas besoin d’attendre : immédiatement nous ne sommes nulle part.

C’est impressionnant.

Parfois une maison, une vieille ferme qui ne demande qu’à tomber, nous arrache un « mais comment peut-on vivre ici ? »

Nous ne pensions pas être bluffés par ce paysage… pourtant il va nous emporter, les 2 h 30 que nous passons sur la route ce matin-là vont passer toutes seules. Nous sommes tous subjugués (sauf Joujou qui dort !)

C’est à Shaniko que j’avais décidé de faire escale pour midi… Shaniko, c’est un village fantôme que j’avais découvert sur le blog de Miles & Love, et immédiatement je l’avais rajouté sur notre itinéraire ! Quand, dans la voiture, j’ai décrit le village, Jac a fait la moue (genre mouais bof…. donc je me suis gardée de lui dire que nous faisions un petit détour pour y passer : il ne faut pas TOUT dire dans un couple, c’est la clé du succès…!), mais finalement il a autant adoré que Nounou et moi. Nounou en parle encore très très régulièrement de ce village où « les cow-boys ont pris leurs doudous et hop ils sont partis comme ça en laissant les meubles dans les maisons » !! 🙂

Shaniko, c’est magique, c’est un saut dans le temps… ou la sensation d’entrer dans un western-spaghetti (d’ailleurs je n’aurais pas craché sur une petite apparition de Terence Hill version 1970 !). Vu le côté décor de cinéma du village, je m’attendais à voir des vendeurs de goodies partout, mais non, c’est bel et bien un village fantôme, seules 4 boutiques vivent encore : une petite épicerie dont le propriétaire est aussi vieux que le village, un snack 70’s dont la gérante a dû aller à l’école avec le propriétaire de l’épicerie, un vendeur de tout (genre antiquité, vêtements, etc.) et une librairie qui DONNE ses livres (pas tous, mais une bonne sélection) !! Ah oui il y a aussi un musée, gratuit, mais nous n’avons pas eu le temps d’y faire un tour…

Alors en image, Shaniko ça donne ça : Bienvenue dans l’Ouest ! (oui il y a beaucoup de photos, mais je vous fais visiter, oui ou non ?!)

Cliquez sur une photo pour démarrer le diaporama !

Pour la petite histoire (si ça ne vous intéresse pas, passez au paragraphe suivant, je ne m’en offusquerais pas !) :

À la fin XIXe siècle, des banquiers ont l’idée de relier par le train ces immenses prairies à la Columbia River, il y a alors dans ce désert une importante production de laine. Une fois la voie ferrée posée, il faut maintenant construire un terminus : Shaniko sort de terre ! et vous pouvez d’ailleurs voir sur les photos la grange (dont il ne subsiste qu’un tiers de l’ensemble d’origine) qui servait à stocker la laine avant l’expédition. Malheureusement, la topographie du territoire empêchant le train d’aller plus loin (les mecs ne pouvaient pas réfléchir à ça avant ?!), une autre voie est construite un peu plus à l’ouest, le long de la Deschutes River autour de 1910. Alors que Shaniko vient de naître, sa fin est déjà entamée. Avec le déclin économique de la ville et la fermeture de la voie ferrée en 1942, les habitants désertent naturellement le secteur ; quelques-uns restent (il parait que le coucher de soleil y est magnifique, ça a dû jouer dans leur décision…). Grâce à la classification de la ville en ghost-town, une vingtaine d’habitants subsistent en vivant du tourisme (loin d’être de masse !!!!!).

Au début des années 2000, les deux tiers de la ville ont été rachetés par un investisseur privé, soi-disant amoureux de l’histoire, il a entamé la rénovation de l’hôtel, de la grange, etc…. ce monsieur a bien sûr été accueilli comme un Dieu. Malheureusement, après des querelles avec le comté au sujet de l’approvisionnement en eau de ses propriétés, ce dernier a fermé tous les bâtiments en sa possession histoire de laisser la ville mourir. Aujourd’hui le tout est à vendre pour 3,1 millions $.

Revenons à nos moutons, à notre halte de cet été 2015 (aujourd’hui ça ne pète pas trop quand on lit « été 2015 », mais quand je serai lue en 3542 ça claquera pas mal, je pense, « été 2015 »… ou pas… finalement je ne sais pas, je m’interroge, mais je vais laisser comme ça quand même… vous avez un avis ?). L’épicerie ne vendait que des hamburgers surgelés… il y avait bien une carte de sandwichs frais accrochée dans la boutique, mais le propriétaire, derrière sa barbe blanche non taillée depuis 58 ans environ, nous a bien fait comprendre qu’il n’avait pas envie de nous servir ! Donc nous avons tenté notre chance à l’unique snack/glacier de la ville. Là, une dame d’un âge assez avancé (après je ne sais pas peut-être que dans le désert la peau vieillit plus vite, c’est possible… elle avait peut-être juste la quarantaine ravagée… mais je pense plutôt qu’elle devait être la petite fille qui a coupé le ruban quand on a inauguré la gare…), a bien voulu nous servir trois sandwichs après avoir passé deux bonnes minutes à nous regarder assise dans un coin, devant une montagne de paperasses, l’air de dire « mais qu’est ce que vous foutez là ?! »… Super bizarre !

Je n’ai pas osé prendre trop de photos dans le boui-boui de peur que la dame réagisse mal (elle avait quand même l’air bien chelou)… mais le restaurant, 100 % 70’s, jouxtait une grande salle pleine d’antiquités ; c’était comme passer d’Happy Days à La petite maison dans la prairie… C’était génial !

Repus, nous avons continué notre chemin dans le désert pour rejoindre Terrebonne où nous avions loué une maison pour 3 nuits. Bon je passe sur l’heure que nous avons perdu à chercher la maison… je n’avais pas entré l’adresse dans le GPS de la tablette avant de partir, j’imaginais que Terrebonne c’était deux rues et demie… bon je n’étais pas loin du compte, mais je n’avais pas prévu l’IMMENSE lotissement qui s’étend sur des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres, etc….. au milieu duquel, bien sûr, il y avait notre hébergement !

Nous avons juste eu le temps de galérer avec la Lock Box (vous ne savez ce qu’est une lock box ? c’est une boîte à code dans laquelle tu mets ta clé avant de l’accrocher à la poignée de la porte, il y en a partout là bas… personne n’a dû oser leur dire qu’on pouvait fabriquer des doubles de clé très facilement….), de baisser la clim (parce qu’avec 18 °C dans la maison alors que dehors il fait 45, on a eu peur du choc thermique !), et nous avons repris la voiture pour aller manger au Golf… oui au golf… en plein désert (normal !). Ce soir-là, nous avons vu des lapins et des mini-grenouilles (tellement petites que je n’ai pas réussi à les prendre en photo !), et sûrement un des plus beaux couchers de soleil du voyage, sur le canyon de la Crooked River.

 To be continued ...
Dans le prochain épisode : le pêcheur fou attrapera enfin un poisson (ouhouuhhhh folie !!), 
nous partirons en rando par 45°C, et vous verrez que même les biches kiffent le désert ...

Aimer c'est partager !

One comment

Un commentaire = un gâteau au chocolat (non c'est pas vrai mais laissez nous un petit mot quand même)