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porte du yellowstone
Etats-UnisMontana

Luxe, calme et volupté (sans wifi) dans le Yellowstone

porte du yellowstone

Nous avons quitté Grand Téton plein de nostalgie et de frustration… nous étions loin d’avoir fait tout ce que nous voulions, nous avions raté de nombreuses randonnées et plusieurs sites… Mais notre emplacement dans le Yellowstone nous attendait, et nous… nous l’attendions depuis des mois, si ce n’est des années !

De la même façon que nous étions rentrés dans Grand Téton achalandés comme des touristes désorganisés, nous sommes rentrés dans le Yellowstone avec encore moins de vivres.

Toujours d’un optimisme qui défit toute raison, nous étions persuadés de trouver dans le Yellowstone de quoi nous ravitailler.

Après tout, c’est le Yellowstone : le premier parc naturel de l’histoire, le plus célèbre et l’un des plus grands. Soyons honnêtes, il ne joue pas dans la même catégorie que le PNR des Causses du Quercy.

Mais comme tous les optimistes heureux, nous nous trompions !

Le parc du Grand Téton est, à côté du Yellowstone, une véritable ode à la consommation.

Mais nous avons pénétré dans dans le Yellowstone, comme nous l’avons quitté, sans penser à demain… qui vient toujours un peu trop vite.

Sortir du parc pour faire des courses nous aurait coûté trois bonnes heures de route. Nous y avons renoncé avant même d’y avoir songé sérieusement. À la place, nous avons passé trois heures (de route) à écumer toutes les (5) épiceries du parc. Du moins celles qui se trouvaient à proximité immédiates de lac.

Une façon (inintéressante) comme une autre de découvrir le parc en ce premier jour. Entre nos tentatives de descentes marchandes, nous avons fait quelques haltes touristiques, histoire d’observer une femelle wapiti prendre son bain ou de voir une falaise cracher de l’eau fumante.

Résultat de cette journée : je suis en capacité de vous faire l’inventaire de ce que vous trouverez, ou ne trouverez pas, dans chaque boutique du Yellowstone. Et, si, au quotidien, ce n’est pas d’un intérêt délirant, je me dis qu’un jour viendra où ces informations me seront utiles. Si, si, j’y crois !

Entre tout ça, nous avions trouvé le temps de passer à Bridge Bay planter notre tente, sur un emplacement réservé depuis des lustres. Un bel emplacement, ombragé et spacieux, un chouia isolé… et en pente. Une bonne vieille pente qui m’a valu de glisser chaque nuit au fond de la tente !

Bridge Bay - yellowstone

En dehors de ce détail, le lieu était parfait, le lac était accessible à pied en quelques minutes, et nous avions pour voisins des cerfs grands comme des mammouths (on ne se rend pas toujours compte en Europe, l’impact des OGM sur la faune américaine).

Les paysages du Yellowstone ne sont pas les plus surprenants de l’Ouest américain – ils sont sûrement moins étonnants que les panoramas de l’Utah – mais ils ont quelque chose que je n’ai pas retrouvé ailleurs : ils sont habités par une sérénité d’un autre temps.

Et vu le bordel la pagaille qui se bouscule dans mon cerveau… je vous jure qu’un peu de sérénité m’a ravi l’âme.

Un peu de sérénité et surtout une déconnexion obligatoire. Car, souvenez-vous (ou pas, si vous n’avez pas lu l’article), nous avions trouvé du wifi à Colter Bay… mais ce fut une autre histoire dans le Yellowstone.

Une histoire idiote que j’ai envie de vous raconter maintenant, au risque d’interrompre le récit, non réellement entamé, de notre séjour.

Naturellement, je ne m’attendais pas à trouver du wifi dans les Yellowstone, je me souvenais d’avoir lu un récit de Mathilde, du blog Voyager en Photos, qui mentionnait bien l’absence totale de réseau.

Oui, mais voilà, le wifi, on s’y habitue, et même quand on ne le cherche pas, on est content de le trouver.

Quand nous avons commencé à voir des panneaux wifi devant chaque camping du Yellowstone, on a commencé à se dire que ce lieu était béni des dieux : nous allions pouvoir partager en temps réel notre bonheur et faire chier embêter tous ceux qui seraient entre le métro et le boulot… le but ultime de tous les vacanciers.

Nous avons demandé, une fois, deux fois, trois fois… personne dans les accueils ne semblaient au courant d’un quelconque réseau… Putain, ils auraient mis des panneaux juste pour appâter le chaland ?? La désillusion fut totale. Il nous faudra attendre de sortir du parc pour frimer !

Bon, je ne vais en faire des montagnes, à part Jac qui a cherché, en vain, à instagrammer de temps en temps (addiction quand tu nous tiens), nous n’en avons pas fait une obsession. Loin de là.

Par contre, nous nous sommes sentis vraiment idiots, quand nous avons compris que le symbole que nous avions pris pour celui du wifi était en fait celui des amphithéâtres des campings.

icone amphithéâtre camping

Et maintenant que nous la savons, on se dit que ça colle bien sûr beaucoup plus au contexte !

En effet, dans les parcs, les campings sont pourvus d’un amphithéâtre, un lieu de rassemblement, où, tous les soirs, les rangers proposent des minis-conférences. Des moments très partagés par les Américains, une véritable messe après le repas. C’est un peu comme le wifi : un partage de données, mais entre êtres humains… un concept à exploiter en Europe peut-être…

C’est donc ainsi que, cinq jours durant, nous avons profité sans réseau, et sans en faire cas. Seulement, le dernier jour, nous avons dû lâcher 5 $ pour une heure de réseau à Lake Logde pour pouvoir nous renseigner sur les hébergements au nord du parc, et réfléchir à la suite de notre voyage.

L’aventure sans wifi a donc ses limites !!

Bon, alors vous vous demandez sûrement ce que nous avons fait pendant 5 jours sans wifi dans le Yellowstone ?

Oui, parce que bon, ce n’est pas tout ça, mais nous en sommes à 949 mots et je n’ai encore rien raconté de fameux.

Alors, je vais vous faire une confidence : je ne sais pas comment aborder cette partie de notre séjour. Je vous ai déjà fait le coup du bonheur dans l’article précédent, je cherche une autre carte dans mon jeu. Mais pour l’instant, je ne trouve rien. Je crois que je n’ai pas envie de vous raconter.

Le Yellowstone, c’est unique, c’est un lieu magique et envoûtant, qui vous enveloppe et vous bouleverse ; et, où, couper du XXIe siècle, les visiteurs peuvent s’enivrer d’un monde qui n’existe plus.

Mais bon, je sais, je vous avais promis des bikeurs polonais qui faisaient des selfies avec des cerfs. Il est vrai que dans le Yellowstone, nous avons pu assister à de nombreuses scènes surréalistes, toutes résultantes de la capacité de l’être humain à se tripoter le nombril quand il voit un animal sauvage, ou un paysage un peu putalike.

C’est la raison pour laquelle, après une journée effroyable sur la route qui mène de Grant Village à Madison Junction, en passant par Old Faithfull et le Grand Prismatic, nous avons décidé de ne plus trop bouger.

En tout cas, pas par là !

Les visiteurs, aux aguets, faisaient n’importe quoi sur la route. Et nous avons vraiment eu peur pour notre vie plusieurs fois, tant les touristes au volant étaient déconcentrés et déconcertants.

Et, comment vous dire, qu’après avoir attendu une heure devant Old Faitfull – parce que Nounou voulait être sûre d’être au premier rang – pour l’éruption du geyser, notre patience avait un chouia atteint ses limites… surtout lorsque, cette petite chose d’un mètre trente tout juste, a jugé bon de râler devant la dite éruption… car le jet ne montait pas assez haut à son gout.

Vous vous souvenez la tour de Pise pas assez penchée ? C’est un peu la même histoire -_-

Alors, quand, sur la route, ils ont commencé à faire n’importe quoi… on a tous un peu perdu le goût du voyage.

C’est pourquoi avant de voir notre séjour gâché, nous avons décidé que nous ne verrions pas tout. Tant pis.

Les jours suivants, nous avons profité comme jamais, pris le temps d’observer, de jouer, de rire… nous nous sommes offert le luxe de ne rien faire d’extraordinaire dans un lieu exceptionnel.

Et je vous jure, c’était chouette.

Seul, Jac a vécu une journée vraiment hors norme, en s’offrant une journée de guidage le long de la Lamar River, une journée faite de cutthroats et de bisons, qui lui met des étoiles (à moins que ce soit des écailles) dans les yeux à chaque fois qu’il en parle.

J’avoue que j’ai été un peu jalouse de sa journée, car à contrario de lui, je ne peux pas vous raconter qu’un bison a essayé de me rentrer dedans…. C’est une vraie déception. Clairement pire que celle du wifi-amphithéâtre.

Allé, on passe aux photos, j’ai déjà lâché 1546 mots sans fil conducteur concret, je ne voudrais pas pousser mes lecteurs à croire que j’écris pour ne rien dire.

Si vous avez envie/besoin d’informations plus complètes et concrètes sur le Yellowstone et Grand Téton, je vous conseille de lire mon article (un peu d’autopromo ne fait jamais de mal) sur le magazine de Carigami.

12 comments
  1. Laurent

    Après Nino Ferrer, voilà que l’on trouve donc ici du Joe Dassin. Décidément, ce blog est en passe de devenir mon blog musical préféré 🙂
    Petite note de bas de page avant de m’éclipser, je trouve la composition graphique de la photo « Gull Point au soleil couchant » des plus réussie (voir plus encore), mais il me semble l’avoir déjà vue et dit. Sans doute sur un RS, à moins que je ne perde la tête.

    1. mitchka

      Alors double merci : 1/ parce que je fais souvent référence à des chansons et que j’ai l’impression que je suis seule à comprendre mes clins d’oeil … donc au moins, à présent je saurai que tu sauras !
      2/ merci pour la photo, j’applique tous tes conseils … mais y’a encore du taf, on va se mentir 🙂

    1. mitchka

      Alors tu sais, nous avons fait des campings qui étaient si ridicules que les gens trainaient leur chaise à gobelet au point de rassemblement #TrueStory … et clairement c’est bizarre ^^

  2. chachaaventuriere

    Même qaund t’as rien à dire, t’arrive à nous tenir en haleine … comme le dit Annabelle, tes photos sont exceptionnelles, bravo !

    Question pratique : ça sent vraiment le souffre ?

    1. mitchka

      Alors oui ça sent le souffre, ça pue même carrément sur certains sites … un balade sur le site de Mud Volcano par exemple ou du Grand Prismastic un jour de vent, c’est l’assurance d’échapper à l’angine pendant 3 ans !

  3. Et si on jasait?

    Je ris toute seule dans mon salon en imaginant les Rangers croyant faire une bonne affaire en inversant l’affiche Wifi pour indiquer l’amphithéâtre! Et je te rassure, j’aurais cherché le wifi moi aussi! Merci pour ce moment de bonheur.

  4. Lili

    Affalée dans un canapé d’un pub au fin fond des Highlands, je rattrape mon retard de billets. Effectivement, il ne se passe pas grand chose mais c’est savoureux bizzz salée

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